Deux rappels alimentaires ont été annoncés mercredi 20 mai 2026 en France, touchant une charcuterie Aoste et des brochettes de poulet marinées vendues dans des magasins Intermarché. Les autorités ont signalé la présence de Listeria monocytogenes dans un produit Aoste et de salmonelle dans des brochettes de poulet après un contrôle microbiologique.
Le produit Aoste concerné est « Les dentelles, coppa poivrée 80G », portant le GTIN 3449865351419 et le lot 26119365. Il a été vendu du 16 au 19 mai chez Casino, Carrefour, Leclerc et Coopérative U. Les consommateurs sont invités à rapporter le produit au magasin où ils l’ont acheté, alors qu’une campagne de remboursement court jusqu’au 30 mai 2026. Ce rappel est lié à un risque de listériose.
La seconde alerte vise la « Brochette Poulet mariné Thym Citron », vendue du 13 au 14 mai dans des magasins Intermarché sous le lot 6775590100, avec une date limite de consommation au 24 mai 2026. Elle doit être détruite ou rapportée au magasin, et la campagne de remboursement doit se poursuivre jusqu’au 20 juillet 2026. La présence de salmonelle a été détectée à l’issue d’un contrôle microbiologique.
Ces rappels tombent au moment où les apéros et les barbecues reprennent avec les beaux jours, un contexte qui augmente la circulation de produits prêts à consommer ou à griller. La listériose est causée par Listeria monocytogenes, et la salmonellose par Salmonella. Les symptômes peuvent aller de la fièvre aux maux de tête, aux courbatures et aux troubles digestifs, et les personnes qui ont consommé les produits concernés puis développé ces signes doivent consulter un médecin.
Les autorités appellent à une vigilance particulière pour les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et les personnes âgées. Pour la listériose, le délai d’incubation peut aller jusqu’à huit semaines, ce qui rend le suivi plus long que pour la salmonellose, dont les symptômes peuvent apparaître entre 6 h et 72 h après l’ingestion d’un produit contaminé. La cuisson au-delà de +65°C peut détruire les bactéries, mais dans le cas de produits déjà rappelés, la consigne reste de ne pas les consommer.
Le point clé, pour les consommateurs, est simple: vérifier les dates, les lots et les enseignes, puis suivre sans attendre les consignes de retour ou de destruction. Les deux campagnes de remboursement restent ouvertes, mais le vrai enjeu est d’écarter ces produits des tables de printemps avant qu’ils ne provoquent des cas de listériose ou de salmonellose.

