Lecture: Benoit Mcginnis mise sur Cyrano pour lancer sa 78e saison au Rideau Vert

Benoit Mcginnis mise sur Cyrano pour lancer sa 78e saison au Rideau Vert

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ouvrira sa première saison comme directeur artistique du le 23 septembre en montant sur scène dans . Le comédien lance ainsi une 78e saison qui mêle grands classiques et visages connus, avec l’idée assumée d’entrer d’emblée en contact avec le public.

« C’est ma manière de dire bienvenue au public », a dit McGinnis, qui décrit aussi Cyrano comme un « anticasting ». La production d’Edmond Rostand sera présentée dans une version plus courte et mise en scène par , avec et pour défendre les rôles de Cyrano, Christian et Roxane. McGinnis avait lui-même proposé la pièce dans le dossier de sa candidature au comité de sélection chargé de choisir le successeur de .

Le nouveau directeur artistique a bâti sa programmation en fonction des interprètes avant tout, en consultant plusieurs d’entre eux pour faire naître les projets. Pour Motel Hélène, il a appelé Anne-Élisabeth Bossé afin de lui proposer le rôle de Johanne. Bossé a accepté sur-le-champ, puis a suggéré Olivier Arteau pour la mise en scène. Le directeur du travaillera pour la première fois au Rideau Vert.

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Cette façon de procéder traverse toute la saison. Pour Le Dieu du carnage, McGinnis a pris un café avec Éric Bruneau, qui a opté pour la pièce de Yasmina Reza. Serge Denoncourt en assurera la mise en scène, avec Marilyn Castonguay, Patrick Hivon et Julie Le Breton dans la distribution. En janvier 2027, Hedda Gabler reviendra dans une adaptation contemporaine de Patrick Marber, traduite par Fanny Britt, avec Rachel Graton dans le rôle principal. McGinnis a aussi consulté Sophie Cadieux, qui voulait monter cette pièce depuis 10 à 15 ans.

Le Rideau Vert a également décidé d’injecter un nouveau souffle à Revue et corrigée. Léane Labrèche-Dor dirigera l’édition 2026, tandis qu’Élise Guilbault fera son retour sur les planches après 15 ans d’absence comme maître de cérémonie. McGinnis dit chercher des « rencontres électrisantes » avec des œuvres du répertoire québécois et international, portées par des « bêtes de scène ». « Ce sont les grandes performances d’interprètes qui m’ont donné envie de faire du théâtre », a-t-il dit, résumant une saison pensée moins comme un alignement de titres que comme une suite de rôles confiés à des acteurs capables de les faire vibrer. « C’est ça qui m’allume vraiment: de parler de l’humanité », a-t-il ajouté. Au Rideau Vert, la promesse de cette première saison est claire: placer les interprètes au centre, puis laisser les grandes pièces faire le reste.

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