Près de 2 800 patients d’un cabinet dentaire de Cherbourg-en-Cotentin, dans la Manche, sont appelés à se faire dépister après la fermeture de l’établissement pour des manquements aux règles d’hygiène et d’asepsie. L’ARS de Normandie recommande vivement des tests de dépistage des virus des hépatites B et C et du VIH pour l’ensemble des patients du praticien sur les trois dernières années.
L’alerte a pris une tournure plus grave le 20 mai, quand l’ARS Normandie a prononcé une suspension immédiate du droit d’exercer de ce chirurgien-dentiste, pour une durée maximale de cinq mois. Cette décision est intervenue après une inspection menée le 28 avril, à la suite d’un signalement, au cours de laquelle des manquements ont été constatés. Une plainte a aussi été déposée auprès de la chambre disciplinaire du Conseil de l’Ordre des chirurgiens-dentistes de Normandie.
Le message adressé aux patients est précis: même si l’ARS assure que le risque est faible, les examens sont vivement recommandés pour tous ceux qui ont été soignés dans ce cabinet sur les trois dernières années. L’instruction vaut pour environ 2 800 personnes, une ampleur qui explique la diffusion rapide de l’appel au dépistage.
Dans ce type de dossier, la difficulté n’est pas seulement sanitaire. Il faut aussi retrouver les patients, leur expliquer ce qui a été constaté et leur dire sans détour pourquoi ils doivent se faire tester maintenant. L’ARS demande en outre à ceux qui ont donné leur sang après avoir reçu des soins dans ce cabinet de contacter l’établissement français du sang de la région.
La situation est donc claire: le cabinet est fermé, le praticien est suspendu, et les patients concernés doivent agir sans attendre. Pour eux, le prochain rendez-vous n’est pas chez le dentiste, mais dans un centre de dépistage.
