La Charge d’Ottawa a battu la Victoire de Montréal 2-1 lundi soir au Centre Canadian Tire et a forcé un match décisif dans la finale de la Ligue professionnelle de hockey féminin. Devant 16 894 spectateurs, Ottawa a marqué deux fois dans les six dernières minutes pour faire basculer une rencontre que Montréal semblait tenir en main.
La Victoire a pourtant pris les devants avec un peu plus de 12 minutes à jouer au troisième vingt. Hayley Scamurra a déjoué Gwyneth Philips pour donner une avance de 1-0 à Montréal, dans un match où les trois buts ont tous été inscrits en troisième période. Puis Peyton Hemp a créé l’égalité à 14:30, avant que Rebecca Leslie n’inscrive le but gagnant avec moins de 56 secondes à jouer, dans la ville où elle a grandi.
Ce revers coûte à Montréal une première chance de soulever la coupe Walter pour la première fois de son histoire. La série arrivait à Ottawa après deux défaites crève-cœur de la Charge à Laval jeudi et samedi derniers, et la Victoire avait déjà réussi deux retours de l’arrière dans cette finale. Lundi, elle a encore trouvé une façon de prendre l’avance, mais pas celle de finir le travail.
Le but de Leslie a tenu après une révision vidéo pour vérifier s’il y avait eu une passe avec la main juste avant. Le jeu a fini par valider l’instinct d’Ottawa et sa capacité à rester dans le coup malgré tout. Ann-Renée Desbiens a défendu le filet de la Victoire, mais son équipe a cédé sur les deux derniers coups de boutoir de la Charge.
Scamurra a décrit son but comme une pièce de hockey presque accidentelle, expliquant que la rondelle lui était revenue directement sur la lame du bâton et qu’elle n’avait eu qu’à la pousser au fond. Leslie, elle, a parlé d’un immense honneur de jouer pour sa ville natale et d’une foule record, disant qu’elle n’avait presque plus de mots après le moment. Le message de fond reste simple: Ottawa a trouvé ses buts quand la marge était la plus mince, et Montréal n’a pas fermé la porte assez vite.
Pour la Charge, cette victoire change la série et réinjecte de l’élan après une semaine où tout semblait lui échapper. Pour la Victoire, elle laisse la même question, mais plus nette que jamais: comment répondre à une équipe qui a survécu à ses retours, encaissé le premier but, puis marqué les deux derniers au meilleur moment possible?

