« Divines » a retrouvé l’écran mardi soir à 21h sur France 4, tandis que le film était aussi disponible à la demande sur France.tv. Derrière ce retour, il y avait un nom que beaucoup de spectateurs ont retenu depuis 2016: Oulaya Amamra, qui joue Dounia dans le film de Houda Benyamina.
Le film n’était pas seulement un premier long métrage pour Benyamina. En 2016, « Divines » avait été la surprise du Festival de Cannes, avant de remporter trois César: meilleur premier film, meilleur espoir féminin et meilleur second rôle. Le parcours du film, acheté ensuite par Netflix, a confirmé qu’il dépassait largement le statut de découverte festivalière.
Cette nouvelle diffusion remet en lumière une œuvre née dans les quartiers populaires et portée par une énergie brute. « Divines » suit Dounia, Maimouna, Rebecca et Djigui, dans un récit où se croisent violence sociale et désir de liberté. C’est cette tension qui a frappé Cannes, puis le public, et qui continue de donner au film une place à part dans le cinéma français.
Le retour de « Divines » à 21h sur France 4 compte aujourd’hui parce qu’il remet à portée de main un film devenu repère, à la fois pour sa force de mise en scène et pour la trajectoire de ses interprètes. Oulaya Amamra y occupe une place centrale, et le fait qu’elle soit la sœur de Houda Benyamina ajoute une autre lecture à cette aventure familiale et artistique. Mais ce qui demeure le plus parlant, c’est la manière dont le film a transformé une première réalisation en succès reconnu à Cannes puis consacré par trois César. À ce niveau, le verdict est déjà écrit: « Divines » n’a pas été un simple coup d’éclat, mais l’installation durable d’un film dans le paysage.
