Dans « L’Or bleu », Télérama voit une saga d’été qui sent la Provence mais ne se contente pas du décor. Au cœur d’un village guetté par la sécheresse, Flore, garde-forestière incarnée par Barbara Probst, tente de convaincre les élus locaux d’adopter une gestion plus durable de l’eau. Pendant ce temps, un glissement de terrain dans le jardin de ses grands-parents fait remonter à la surface un squelette oublié depuis des décennies.
Le récit repose sur trois générations de femmes liées par le sang, et sur un secret enfoui depuis près d’un siècle, transmis de mère en fille et intimement lié à l’eau. La photo de casting publiée avec l’article réunit Barbara Probst, Samir Boitard, Déborah Krey, Tom Leeb et Sylvie Granotier, signe d’une distribution pensée pour porter cette histoire familiale et collective.
Ce qui donne du poids à cette intrigue, c’est sa manière d’adosser un ressort de fiction populaire à un sujet très actuel: la sécheresse, la gestion de l’eau et l’urgence climatique. La saga utilise son format tout public pour faire passer ce message sans quitter le terrain du feuilleton. Le présent du village et le passé de la famille avancent ensemble, comme si la terre qui s’ouvre dans le jardin ouvrait aussi une mémoire que personne n’avait voulu regarder.
La tension vient justement de là: le récit promet une histoire de secrets et d’origines, mais il la relie à une question concrète, celle de l’eau qui manque aujourd’hui. Ce n’est pas seulement un mystère à résoudre. C’est aussi une histoire où un drame ancien et une crise très contemporaine se répondent, avec Flore au milieu, obligée de défendre une autre façon de penser la ressource pendant qu’un passé enfoui remonte à la lumière.
À ce stade, « L’Or bleu » se présente moins comme une simple saga d’été que comme un feuilleton qui veut faire passer, par le divertissement, une idée simple et dure: la sécheresse n’est pas un décor, elle est devenue le moteur même de l’intrigue.

