Barbara Probst arrive mercredi 20 mai en prime time sur France 2 dans L’Or bleu, une série qui suit Flore, une jeune femme prête à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa mère quelques semaines après sa naissance. Le programme mêle enquête, romance, trahison et manipulation, et place au centre trois destins de femmes à travers plusieurs générations.
Pour Probst, ce retour à l’écran touche à quelque chose de très personnel. L’actrice dit n’avoir « jamais souffert » d’être la fille d’artistes. Elle se dit au contraire « très fière » de sa famille et de ses origines, qu’elle décrit comme une « famille d’artisans ». Elle explique avoir grandi entourée d’artistes, au contact de créateurs qui travaillaient avec exigence, ce qu’elle voit comme une chance plus qu’une mise à l’écart.
L’actrice incarne Flore, un rôle qui avance vers une révélation familiale centrale. Cette intrigue donne à la série sa ligne de force: une quête de vérité qui traverse les liens de filiation, les secrets et les rapports de pouvoir, avec une femme au cœur de l’histoire qui doit comprendre ce qui a été tenu caché depuis sa naissance.
C’est aussi un rôle qui résonne avec l’histoire de Probst elle-même. Sa mère est Catherine Chevallier, son père Dominique Probst, et sa grand-mère paternelle n’était autre que Gisèle Casadesus. Née dans une lignée d’artistes, l’actrice dit avoir été « aux premières loges d’artistes magnifiques », des personnes qui mettaient le travail avant tout. Elle décrit cette éducation comme « une école d’exigence » plutôt qu’une souffrance née du regard extérieur.
La mémoire de Casadesus reste vive chez elle. Probst dit avoir été « très proche » de sa grand-mère et raconte que, lorsque celle-ci est morte le 24 septembre 2017 à l’âge de 103 ans, les témoignages d’affection ont afflué de toutes les personnes qu’elle avait croisées. Ce souvenir a marqué l’actrice, qui parle d’un lien avec « beaucoup d’amitié et d’amour » et dit que cela l’a « énormément touchée ».
Le parcours de Casadesus explique aussi le poids de cet héritage. Elle a commencé sa carrière dans les années 1930 et a travaillé pendant 80 ans avec Claude Lelouch, Jean Becker, Laurent Tuel, Gilles Paquet-Brenner, Anne-Marie Étienne et Anne Villacèque. Probst résume cette filiation en évoquant des « artistes merveilleux », des « carrières magnifiques » et même des « stars internationales », tout en rappelant que ses parents sont, selon elle, des artistes remarquables.
Au moment où L’Or bleu s’installe à l’antenne, le récit de Flore ne se limite donc pas à une fiction familiale. Il met aussi en lumière une actrice qui assume sans détour l’héritage qui l’a formée, et qui revient à l’écran avec une histoire de vérité, de transmission et de secrets enfin exposés.

