Eric Chelle est en pourparlers avancés avec la JS Kabylie et le 48 ans figure désormais comme le candidat numéro un pour prendre les commandes du club algérien, selon des informations concordantes. Le technicien nigérian, qui dirige les Super Eagles depuis janvier 2025, pourrait ainsi quitter un poste qu’il occupe encore à l’heure où les discussions avec les Canaris se poursuivent.
Le dossier a pris de l’ampleur ces derniers jours, alors que la JS Kabylie cherche à tourner la page d’une saison agitée. Le club, 14 fois champion d’Algérie, veut boucler un accord avant le début du prochain exercice, attendu en août, et mise sur un entraîneur capable de relancer un projet fragilisé par des résultats décevants.
Chelle, nommé à la tête du Nigeria en janvier 2025 après le départ d’Augustine Eguavoen, est sous contrat jusqu’en 2027. Mais sa situation reste ouverte, malgré cette échéance lointaine. Le sélectionneur a déjà conduit les Super Eagles à une médaille de bronze à la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, avant la désillusion du mois dernier, quand le Nigeria a manqué la qualification pour la Coupe du monde 2026 après sa défaite contre la RD Congo en finale des barrages de la zone CAF.
La JS Kabylie, elle, veut repartir avec un staff stabilisé après une année de bascule. Josef Zinnbauer avait pris l’équipe en janvier 2025 et l’avait portée à la deuxième place du championnat, synonyme de qualification pour la Ligue des champions de la CAF. Mais l’Allemand a été écarté en mars à la suite d’une mauvaise série de résultats, qui a aussi laissé des traces sur la scène continentale.
Dans cette campagne africaine, les Jaune et Vert n’ont remporté aucun de leurs six matchs de groupe et n’ont marqué qu’un seul but. Rabah Bensafi assure l’intérim, dans l’attente d’un choix définitif. La priorité de la direction est claire: éviter que cette transition ne s’éternise, alors que la reprise de la saison approche et que le club doit reconstruire une dynamique sportive.
Le profil de Chelle colle à ce que recherche la JSK. Le Franco-Malien connaît déjà le championnat algérien pour avoir dirigé MC Oran, ce qui lui donne une expérience locale que peu de candidats peuvent revendiquer. Son nom a aussi circulé ailleurs cette année, notamment du côté de l’Olympique Marseille, qui a finalement choisi Habib Beye. Il a également été associé à des postes possibles avec les sélections tunisienne et marocaine, signe que sa cote reste élevée malgré l’incertitude autour de son avenir à moyen terme avec le Nigeria.
Pour l’instant, rien n’est signé, mais le rapport de force semble avoir basculé en faveur de la JS Kabylie. Si l’accord se concrétise avant août, le club draine vers lui un sélectionneur encore en activité sur le banc nigérian et s’offre un nom capable de changer le ton d’une saison déjà marquée par les remaniements.

