Lecture: Felipe Vi remet à Margaret Atwood un prix inédit pour sa poésie

Felipe Vi remet à Margaret Atwood un prix inédit pour sa poésie

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À Toronto, jeudi, a reçu des mains du roi le Premio de Poesía, une distinction qu’elle présente comme son premier prix international pour la poésie. L’autrice canadienne, connue dans le monde entier pour , a ainsi été honorée pour une part de son œuvre que le grand public relègue souvent au second plan.

Le prix arrive au bon moment pour une écrivaine qui approche des 90 ans et qui a publié une vingtaine de recueils. Atwood a résumé cette longue trajectoire en une phrase simple: « La majorité des poèmes arrivent tard ». Dans sa carrière, elle a déjà reçu le Booker, le Hammett et le Kafka, ainsi que le en Espagne, mais cette reconnaissance-là marque une première dans le domaine qui l’a accompagnée depuis ses débuts.

L’événement a aussi rappelé que l’œuvre d’Atwood ne se limite pas au roman. Elle a grandi à Toronto, y a construit ses premières références culturelles, puis a étudié la philologie anglaise et le français avant de passer quelques années à Boston, à Harvard. Ce parcours éclaire une écriture nourrie de langues, de lecture et d’une discipline qui a traversé toute sa vie littéraire.

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Le prix Joan Margarit de Poesía prend ainsi une valeur particulière: il consacre non seulement une figure majeure des lettres, mais aussi une poète que l’on a trop souvent lue à travers ses seules fictions. À mesure que les distinctions s’accumulent, la remise de jeudi ferme un angle mort de sa trajectoire et rappelle qu’Atwood a bâti une œuvre à deux voix, romanesque et poétique, sans que l’une efface l’autre.

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