À moins d’une semaine du début de Roland-Garros à Paris, le Canada arrive avec deux têtes d’affiche dans le top 10 mondial: Victoria Mboko, 9e, et Félix Auger-Aliassime, 5e. Les deux joueurs figurent parmi les principaux espoirs canadiens pour le Grand Chelem parisien, alors que le pays tentera de rebondir après une édition 2025 difficile.
Valérie Tétreault a résumé l’attente entourant le tournoi en rappelant que « Roland-Garros, on a toujours l’impression que c’est la grande saison de tennis qui commence », ajoutant aussi que « c’est aussi parce qu'il commence à faire un peu plus beau chez nous! ». Pour le Canada, l’enjeu est immédiat: sur ses cinq représentants dans les tableaux principaux en 2025, quatre ont été éliminés au premier ou au deuxième tour.
La présence canadienne sera plus large cette année, avec 13 représentants au total entre les tableaux principaux et les qualifications. Mais le regard se tourne d’abord vers Mboko, qui continue de surprendre cette saison. Tétreault estime même que « Victoria Mboko continue de surprendre [cette année] et c’est elle qui a les plus grandes chances finalement de connaître une grande percée ».
Le profil de la jeune joueuse alimente cet enthousiasme. Mboko, qui est décrite comme la révélation canadienne de 2025, a déjà atteint le 3e tour de Roland-Garros lors de sa première apparition en Grand Chelem, après être passée par les qualifications. Son parcours sur terre battue a changé la perception de son plafond, au moment où le tournoi parisien revient comme le premier grand rendez-vous de la saison sur ocre.
Le contexte est différent chez les hommes, où Jannik Sinner est présenté avec une avance sur le reste du peloton. Chez les femmes, la hiérarchie paraît plus ouverte, avec Coco Gauff, Aryna Sabalenka et Iga Swiatek parmi les principales favorites. Cette configuration laisse davantage de place à une surprise, et c’est précisément là que le nom de Mboko prend du poids.
Auger-Aliassime, lui, arrive avec un statut plus établi. À 5e mondial, il demeure l’un des meilleurs espoirs du pays pour aller loin à Paris, alors que le tennis canadien n’a pas connu, à Roland-Garros, un résultat comparable à la demi-finale d’Eugenie Bouchard en 2014. Ce repère reste la meilleure performance canadienne en simple chez les femmes dans la capitale française, et il continue de servir de mesure pour la suite.
La contradiction du moment est simple: le Canada aligne davantage de joueurs que l’an dernier et deux têtes d’affiche mieux classées, mais il reste marqué par une édition 2025 où la plupart de ses représentants ont quitté le tournoi très tôt. Mboko et Auger-Aliassime portent donc plus qu’une série de résultats individuels. Ils incarnent, à Paris, la possibilité d’un vrai virage pour le tennis canadien sur la terre battue.

