Erin Moriarty a révélé avoir reçu un diagnostic de maladie de Graves dans l’ombre du tournage de la cinquième saison de The Boys, alors qu’elle continuait d’incarner Annie January, alias Starlight. L’actrice de 31 ans a expliqué que l’évolution de son état de santé s’était mêlée au travail sur les épisodes finaux de la série, au point de marquer son jeu scène après scène.
La maladie de Graves est une affection auto-immune qui provoque une hyperthyroïdie. Elle peut s’accompagner de fatigue, de perte de poids, de palpitations cardiaques, d’une anxiété accrue et d’autres symptômes qui, selon Moriarty, ont fini par peser sur son quotidien pendant la production. Elle a dit voir « beaucoup de parallèles » entre elle et le personnage qu’elle joue depuis 2019.
L’actrice a précisé qu’épisode sept de la saison cinq avait été le premier qu’elle a commencé à tourner au moment où elle débutait son traitement. Cet épisode, intitulé « The Frenchman, the Female, and the Man Called Mother’s Milk », a été filmé presque exactement un an avant qu’elle ne revienne sur cette période dans son entretien. L’épisode huit a été le seul tourné alors qu’elle était déjà depuis quelques semaines sous traitement, et c’est à ce moment-là qu’elle a dit se sentir à nouveau elle-même.
« Tout a changé pour moi », a déclaré Moriarty. « Je me sentais de nouveau moi-même. » Elle a ajouté qu’elle a recommencé à aimer jouer parce qu’elle n’était plus mal à l’aise « littéralement, dans ma peau ». Pour une série où Annie January devient Starlight dès la saison une, puis abandonne son rôle au sein des Seven dans la saison 3, épisode 6, cette période a donné à son interprétation une résonance particulière. Moriarty a dit que l’épisode sept avait été tourné au moment exact où son traitement commençait, et que l’épisode huit avait capté les premières semaines où elle retrouvait de l’énergie.
Le calendrier de ce diagnostic éclaire aussi le moment où l’arc du personnage bascule. Dans la saison cinq, Homelander reçoit de son père, Soldier Boy, une dose vitale de V1, présenté comme un composé qui confère l’immortalité. Pendant ce temps, Moriarty jouait une héroïne déjà habituée à traverser des crises publiques et personnelles, mais confrontée cette fois à une réalité bien plus intime hors caméra.
Ce qu’elle décrit ne ressemble pas à une parenthèse médicale, mais à une ligne de partage. En quelques semaines, Moriarty est passée d’un tournage sous le poids des symptômes à un retour progressif vers une forme de normalité qui lui a rendu son métier supportable à nouveau. Pour la suite de The Boys, son témoignage donne à ses dernières scènes un relief que le public ne voyait pas forcément à l’écran.

