Lecture: édouard Geffray veut encadrer l’inscription des très jeunes au bac

édouard Geffray veut encadrer l’inscription des très jeunes au bac

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a dit mardi 19 mai vouloir étudier un encadrement possible des inscriptions au baccalauréat, après le cas de très jeunes candidats. Réuni en conférence de presse à la Maison des examens, à Arcueil, il a expliqué qu’il n’existe aujourd’hui aucune règle d’âge pour s’inscrire à l’examen.

Le ministre a pris pour point de départ une situation qui le « pose une difficulté », selon ses mots. Il a rappelé que des parents peuvent inscrire leurs enfants en candidats libres, et a ajouté qu’il n’était « pas sûr » qu’inscrire un enfant à 8, 9 ou 10 ans soit une bonne chose ni que cela lui rende service.

Geffray a insisté sur le fait qu’à ses yeux, l’épanouissement d’un enfant passe par autre chose que la préparation d’un examen national qui suppose une forme de maturité et conditionne en principe l’entrée dans le supérieur. C’est pour cette raison qu’il a demandé à ses services d’expertiser la possibilité de fixer un seuil plancher, afin d’éviter que des enfants se retrouvent, malgré eux, préparés intensivement à un examen qui n’est pas conçu pour leur niveau de maturité ou de parcours scolaire.

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Cette piste ne serait toutefois pas automatique. Le ministre a précisé qu’un éventuel seuil devrait aussi tenir compte des candidats très en avance dans leur cursus, une réserve qui laisse ouverte la question de la forme exacte qu’un tel encadrement pourrait prendre.

La réflexion intervient alors que le baccalauréat continue d’attirer des profils très différents. En juillet 2025, la plus jeune bachelière a obtenu le diplôme à 9 ans et le plus jeune candidat avait 8 ans. Cette année, selon Geffray, le plus jeune candidat aurait un peu moins de 10 ans, à quelques semaines d’une session qui doit réunir plus de 700 000 élèves dans un mois.

La prise de position du ministre, formulée dans le cadre d’une conférence de presse sur les examens de fin d’année, ne ferme pas la porte aux candidats précoces. Mais elle marque clairement une volonté de mettre fin à une liberté d’inscription totale pour les très jeunes enfants, au moment où le bac reste l’examen qui ouvre normalement la voie à l’enseignement supérieur.

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