Lecture: Bd Ruffin se dit candidat à la primaire et défie Jean-Luc Mélenchon

Bd Ruffin se dit candidat à la primaire et défie Jean-Luc Mélenchon

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a dit mardi qu’il était candidat à la primaire de la gauche et qu’il se lancerait quand même si ce rendez-vous n’avait pas lieu. Le député, qui a pris ses distances avec lors de la dissolution de 2024, a ainsi installé sa propre ligne pour 2027, au moment où la gauche cherche encore le chemin pour exister face à l’extrême droite.

Dans un entretien accordé à dimanche 17 mai, puis sur mardi, Ruffin a décrit une gauche coupée en deux candidatures, celle de Jean-Luc Mélenchon et la sienne. Il a dit qu’il existait pourtant « une gauche républicaine » capable d’associer combativité et humanité, et a martelé qu’il n’y avait « pas de fatalité » à un second tour entre Mélenchon et . À ses yeux, même fracturée, la France peut encore être réparée.

Le ton de Ruffin tranche avec celui d’un camp qui peine à parler d’une seule voix. Il a affirmé que la gauche aurait dû être la force de rassemblement, celle qui « recoud la société », et reproché à de ne pas avoir cherché à réunir les Français après sa réélection de 2022. Il a au contraire cité la réforme des retraites, menée malgré l’opposition de neuf travailleurs sur dix, l’unité de tous les syndicats et des millions de manifestants, puis la dissolution de 2024, qu’il tient pour l’un des actes qui ont le plus abîmé l’unité nationale.

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Ce positionnement n’est pas nouveau pour Ruffin, fondateur de en 1999, mais il prend aujourd’hui un relief particulier parce que la gauche reste sans stratégie arrêtée pour la présidentielle de 2027. Certains y poussent pour une primaire destinée à affronter le Rassemblement national. D’autres restent arrimés à Jean-Luc Mélenchon. Ruffin, lui, a choisi de dire qu’il irait au combat avec ou sans primaire, et qu’il ne s’en remettrait pas à une unité de circonstance.

Cette clarification compte aussi parce qu’il siège au sein du groupe à l’Assemblée nationale sans avoir jamais rejoint le parti de Mélenchon. Sa rupture de 2024 a rendu cette ambiguïté encore plus visible. En se déclarant candidat, puis prêt à avancer sans le dispositif qu’il appelle de ses vœux, Ruffin met le débat à nu: soit la gauche trouve une méthode pour départager ses ambitions, soit elle entre divisée dans la bataille de 2027.

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