Le Meet-Up Météo revient samedi 23 mai pour sa quatrième édition, et il se tient cette fois pour la première fois à Rennes. L’événement, organisé avec l’association Météo Bretagne, s’ouvre gratuitement au public à l’Espace conférences Georges Brand, près de l’esplanade Charles de Gaulle, en plein centre-ville.
Le rendez-vous doit s’ouvrir dès samedi matin autour du témoignage de Serge Zaka, agroclimatologue, fondateur d’AgroClimat 2050 et vice-président d’Infoclimat. Puis, à 15 h 30, évelyne Dhéliat, présentatrice météo historique de TF1, Laurent Romejko, qui présente Météo à la carte sur France TV, et Christophe Péna prendront part à un échange consacré aux nouvelles façons de parler météo et climat dans les médias à l’ère numérique.
Leur discussion portera sur l’intelligence artificielle, la donnée et le rôle que continuent de jouer les présentateurs météo face à la désinformation. L’enjeu est clair: dans un espace public saturé d’images, d’alertes et d’interprétations contradictoires, la manière de raconter le temps qu’il fait est devenue une affaire de méthode autant que de pédagogie.
Le Meet-Up Météo se présente d’ailleurs comme un forum ouvert aux experts, aux présentateurs, aux curieux et aux amateurs pour parler météo, climat et solutions d’adaptation. Débats, échanges, rencontres, ateliers et séances de dédicaces y sont annoncés, avec l’idée d’installer à Rennes un lieu de conversation publique sur la communication climatique plutôt qu’une simple succession de conférences.
Serge Zaka résume l’esprit de cette édition en voyant dans les passionnés de météorologie et de climat non pas de simples amateurs, mais de futurs relais essentiels face à la désinformation croissante et à des décisions politiques trop souvent guidées par l’émotion plutôt que par la science. Son propos donne le ton d’une journée où la météo ne sera pas seulement racontée, mais défendue comme un savoir utile.
Pour évelyne Dhéliat, dont une précédente interview a aussi rappelé qu’elle nie tout recours à la chirurgie esthétique à 78 ans, la présence à Rennes s’inscrit dans cette bataille de la parole juste. À l’heure où les images générées, les données mal lues et les rumeurs circulent vite, la question n’est plus de savoir si la météo attire le public, mais qui sera encore capable de l’expliquer clairement quand l’information se brouille.

