Lecture: Stanislas Wawrinka tourne la page d’une carrière marquée par Roland-Garros

Stanislas Wawrinka tourne la page d’une carrière marquée par Roland-Garros

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vit ses derniers mois sur le circuit et, à 41 ans, il a choisi pour revenir sur le fil qui relie toute sa carrière au tournoi parisien. Vainqueur en 2015, le Suisse a raconté qu’il avait grandi avec cette quinzaine, au point d’en faire un repère de son enfance bien avant d’en devenir l’un des champions.

« Roland-Garros, pour moi, ça remonte à l’enfance », a dit Wawrinka. Il a expliqué que la période du tournoi coïncidait avec le début des vacances scolaires, en mai-juin, et qu’il rentrait de l’école pour regarder tous les matches à la télévision, parfois pendant des journées entières. « J’ai grandi avec Roland-Garros, c’est ancré en moi », a-t-il ajouté, résumant en une phrase le lien presque intime qu’il entretient avec la terre battue parisienne.

Ce lien ne s’est pas limité au souvenir d’un supporter. En 2003, Wawrinka a remporté le tournoi juniors de Roland-Garros, après avoir expliqué que ce titre avait été une surprise, cette édition-là étant sa seule apparition en chez les juniors cette année-là. Deux ans plus tard, il a franchi un cap encore plus important en disputant ses premières rencontres dans le tableau principal d’un Grand Chelem à Paris.

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Son entrée dans le grand tableau, en 2005, a commencé par une victoire en quatre sets contre . Il a ensuite renversé après avoir été mené deux sets à rien. Pour Wawrinka, ces matches ont fait basculer son rapport au tournoi. Il a dit que 2005 avait été le vrai départ de son histoire à Roland-Garros, le moment où son rêve de jouer sur les grands courts est devenu concret.

Le poids de ce parcours est d’autant plus fort qu’il s’inscrit dans une époque dominée par le Big 4, un groupe auquel Wawrinka a dit lui-même ne pas avoir pensé avoir sa place. Pourtant, il a fini par s’imposer parmi les joueurs capables de gagner les plus grands titres, avec 16 trophées ATP et un titre à Roland-Garros en 2015, l’année où son nom est entré définitivement dans l’histoire du tournoi.

Son cas a aussi conservé une singularité rare sur le circuit. Même à la fin de sa carrière, il reste une attraction pour son revers à une main, un geste devenu une carte de visite autant qu’une signature. Ce style, associé à son palmarès, lui a permis de durer alors que le tennis masculin passait d’une génération à l’autre.

Le contraste avec le joueur qu’il était au début des années 2000 est frappant. Wawrinka a raconté qu’à ses débuts il passait encore par des tournois Satellite et Future pour marquer des points, loin de l’éclat des grands courts parisiens. À l’arrivée, le parcours l’a mené du statut de junior victorieux à celui de champion majeur, puis à celui de vétéran en fin de route, toujours lié à Roland-Garros par une forme de fidélité sportive et personnelle.

Il a aussi fait imprimer sur son avant-bras une citation de , « Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better », un mantra qui résume assez bien la manière dont il a traversé les saisons, les blessures et les attentes. À Paris, où tout a commencé pour lui très tôt, cette phrase prend aujourd’hui un autre sens: elle accompagne un joueur qui n’a jamais cessé d’avancer, et qui quitte le circuit en laissant derrière lui l’une des trajectoires les plus singulières de son époque.

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