Lecture: Martin Short compare le deuil de sa fille à celui de sa femme

Martin Short compare le deuil de sa fille à celui de sa femme

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dit ne voir aucune différence entre une maladie mentale et le cancer, deux affections qu’il décrit comme parfois terminales et parfois survivables. Dans ses premiers commentaires publics sur la mort de sa fille Katherine, l’acteur et comédien a parlé d’un deuil qui, selon lui, ne ressemble à aucun autre.

Short a dit que Katherine est morte par suicide à 42 ans après avoir lutté longtemps contre de graves problèmes de santé mentale, notamment un trouble de la personnalité limite et d’autres difficultés. Il a décrit sa mort comme « un cauchemar pour la famille » et a rappelé que, ce jour-là, il avait 75 ans en montant dans sa voiture avant d’apprendre la nouvelle.

Ces propos, diffusés le 10 mai dans puis repris le 15 mai dans le New York Times, donnent un rare aperçu d’un drame que Short a gardé privé pendant des années. Il a aussi évoqué la mort de son épouse, , décédée d’un cancer de l’ovaire en 2010 après 30 ans de mariage. Le couple avait eu trois enfants: Katherine, Oliver et Henry.

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Short a dit que les dernières paroles de Dolman avaient été: « Martin, let me go. » Au sujet de Katherine, il a raconté qu’elle disait: « Dad, let me go. » Pour lui, le parallèle ne tient pas à la douleur, mais à la nature même de la maladie. « This is your child, » a-t-il dit, ajoutant: « I am trying to head toward the light. » Il a aussi expliqué que perdre sa fille avait été différent, surtout dans la manière de traiter son chagrin.

La comparaison est directe, mais elle porte aussi une tension plus troublante: Short refuse de séparer les maladies physiques des maladies mentales comme si l’une valait moins que l’autre. Il a insisté sur le fait que, dans les deux cas, le résultat peut être la mort, et que dans les deux cas, une personne peut aussi survivre. C’est ce point qui donne à ses commentaires une portée qui dépasse l’histoire familiale.

Short a dit que Katherine s’était battue pendant longtemps, qu’elle avait « fait de son mieux jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus ». Il a également rappelé que la famille avait déjà traversé d’autres pertes, lui-même ayant perdu son frère et ses parents avant ses 20 ans. Cette accumulation éclaire sa façon de parler du deuil: sans distance, sans langage de circonstance, et sans chercher à minimiser ce que la maladie mentale a fait à sa famille.

Les dates de naissance de ses trois enfants, Katherine, née le 3 décembre 1983, Oliver, né le 29 avril 1986, et Henry, né le 4 août 1989, rappellent aussi combien cette histoire est ancrée dans une vie familiale très documentée mais rarement exposée. Short, aujourd’hui âgé de 76 ans, n’a pas seulement comparé deux pertes. Il a expliqué pourquoi, pour lui, la mort par cancer de Nancy Dolman et le suicide de Katherine relèvent du même combat contre la maladie — et pourquoi il ne veut plus faire semblant qu’il existe une hiérarchie entre les deux.

Pour un homme qui a passé une grande partie de sa carrière à faire rire, ce qu’il dit aujourd’hui est plus simple et plus dur: il n’essaie pas de classer ses souffrances, il essaie de leur donner le même nom. Et ce nom, pour lui, est celui d’une maladie qui peut tuer.

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