Arthur Harari revient sur la Croisette avec « L’Inconnue », présenté en compétition pour la Palme d’or au 79e Festival de Cannes, prévu du 12 au 23 mai. Le film fait partie des titres qui feront parler dès l’ouverture du festival, et Thierry Frémaux a expliqué lors de la conférence de presse que « L’Inconnue » avait partagé le comité de sélection.
Le nom d’Harari pèse déjà lourd à Cannes. En 2021, son film « Onoda » avait été retenu à Un Certain Regard. Deux ans plus tard, il a coécrit avec Justine Triet « Anatomie d’une chute », Palme d’or 2023, puis le duo a remporté l’Oscar du scénario original. En 2024, Harari est aussi apparu comme acteur dans « Le Procès Goldman », de Cédric Kahn. Cette fois, il revient par la fiction pure, avec une affiche où Léa Seydoux tient l’un des rôles principaux aux côtés de Niels Schneider et de Radu Jude.
« L’Inconnue » suit David Zimmerman, un photographe quasi inconnu d’une quarantaine d’années, attiré par une femme lors d’une fête. Il la suit, puis se réveille quelques heures plus tard dans le corps de cette inconnue. Le point de départ promet un film de métamorphose autant que de désir, et le choix de Seydoux donne au projet un relief particulier à Cannes. L’actrice a déjà remporté une Palme d’or pour « La Vie d’Adèle » et elle cumule huit présences dans la compétition cannoise.
Le film arrive aussi avec un autre marqueur fort: Léa Seydoux sera présente dans deux films cette année sur la Croisette, « Gentle Monster » et « L’Inconnue ». Niels Schneider, lui, en comptera trois, avec « L’Inconnue », « La Bataille De Gaulle: l’âge de fer » et « Si tu penses bien ». Pour Harari, cette sélection confirme un parcours cannois singulier, passé par l’écriture, la réalisation et le jeu, et désormais concentré sur un film que la sélection a elle-même trouvé assez fort pour diviser ses membres. À Cannes, ce genre de division n’est pas un défaut: c’est souvent le signe qu’un film compte vraiment.

