Lecture: Ligue 1 : Nantes-Toulouse interrompu après des incidents à la Beaujoire

Ligue 1 : Nantes-Toulouse interrompu après des incidents à la Beaujoire

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Le match entre Nantes et a été interrompu à la 22e minute dimanche soir à la Beaujoire, après que des supporters de la ont lancé des fumigènes sur la pelouse et que certains ont envahi le terrain. La rencontre, comptant pour la 34e et dernière journée de , n’avait pas repris à 21h45, alors qu’une interruption définitive se profilait déjà.

L’arbitre a renvoyé les deux équipes aux vestiaires pendant que se mettait en place une cellule de crise réunissant la LFP et les autorités publiques. Environ 100 CRS avaient été déployés pour ce match, censé fermer la saison dans un stade déjà tendu. La diffusion a ensuite indiqué que la tendance allait vers un abandon définitif de la rencontre.

Sur la pelouse, , 74 ans, est resté debout face aux fauteurs de troubles. Le technicien, présenté comme vivant là son dernier match de carrière, a aussi été soutenu au coup d’envoi par la , un contraste brutal avec le chaos qui a suivi quelques minutes plus tard. Il a alors lancé que c’était trop dangereux, que les gens étaient en train de se foutre sur la gueule, avant de s’interroger: qu’est-ce qu’ils vont faire ?

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Le contexte rend l’épisode plus lourd encore pour Nantes, relégué en Ligue 2 depuis une semaine. La soirée devait surtout servir de point final à une saison finie, comme dans les autres rencontres de clôture du championnat, notamment Lyon, ou encore Lille contre Lens, mais elle a tourné à l’incident de tribune. À la Beaujoire, la dernière image de cette Ligue 1 n’est pas celle d’un résultat mais celle d’un match arrêté sous la pression de ses propres supporteurs.

La question désormais n’est plus sportive. Elle porte sur ce que les instances feront d’une rencontre que tout le monde semblait déjà considérer comme perdue avant même de savoir si elle repartirait. À 21h45, la Beaujoire était suspendue entre le retour au jeu et l’abandon, et le football français attendait surtout la décision qui devait entériner ce basculement.

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