Vahid Halilhodzic a remis les choses à plat vendredi à La Beaujoire, à la veille de la réception de Toulouse pour la 34e et dernière journée de Ligue 1. Déjà relégué en Ligue 2 après sa défaite contre RC Lens le week-end précédent, FC Nantes jouait un match sans enjeu sportif, mais pas sans enjeu symbolique, au terme d’une saison qui compte 20 défaites pour seulement 5 victoires.
Dans sa dernière conférence de presse avant cette rencontre, le technicien a dit avoir tenté de « redynamiser » un groupe qu’il juge trop éloigné de l’exigence du club. Il a estimé que certains joueurs ne mesuraient pas les responsabilités liées au maillot nantais. Pour le dire autrement, il a décrit une équipe qui a perdu plus que des points: une part de sa mémoire et de son niveau d’exigence.
Halilhodzic a raconté un échange révélateur avec un joueur à qui il avait demandé combien de fois Nantes avait été champion. Le joueur, a-t-il dit, n’a pas su répondre. Le constat est dur, mais il s’inscrit dans une saison que la source décrit comme l’une des pires de l’histoire du club, avec une 17e place déjà figée avant même le coup d’envoi face à Toulouse.
Ce contexte donne du poids aux mots de l’entraîneur, qui dit connaître Nantes « comme joueur et comme entraîneur ». Il ne parlait pas d’un accident isolé, mais d’une dégradation plus large, dans un club où la fin de saison n’allait déjà rien changer au classement. Dans ce décor, le match de samedi à La Beaujoire ressemblait moins à une conclusion sportive qu’à un dernier constat avant le départ, tandis qu’un autre article lié au dossier revenait sur le départ de Vahid Halilhodžić de Nantes avant la venue de Toulouse.
La question qui reste n’est pas celle du résultat contre Toulouse. Elle est plus lourde: combien de temps FC Nantes peut-il rester fidèle à son histoire si ses joueurs n’en connaissent même plus les repères les plus élémentaires ?

