Lecture: Football Club De Nantes relégué : défaite à Lens et chute en Ligue 2

Football Club De Nantes relégué : défaite à Lens et chute en Ligue 2

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a perdu 0-1 à Lens vendredi et a été relégué en Ligue 2. Dimanche, les Canaris recevront pour un match déjà sans enjeu de maintien, un dénouement brutal pour un club qui pensait encore pouvoir se sauver quelques semaines plus tôt.

Cette défaite à Lens est la 20e de la saison pour Nantes, qui chute en deuxième division pour la troisième fois en moins de 20 ans et pour la deuxième fois sous l’ère Kita. Le club, qui avait encore engrangé 25 millions d’euros de ventes selon les chiffres disponibles, n’a jamais quitté la zone de barrage au mieux depuis décembre et n’a pas su transformer les ajustements d’effectif en redressement durable.

La saison a commencé dans le flou et s’est terminée dans la chute. Nantes a changé d’entraîneur à deux reprises, est arrivé avec quatre adjoints après son départ de Dunkerque, et devait incarner le sauvetage sur les huit dernières rencontres. Le technicien a finalement été suspendu quatre matches après le carton rouge montré à contre Brest le 19 avril, un épisode très contesté qui a encore alourdi une campagne déjà instable.

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Le contraste avec l’histoire du club reste saisissant. Entre 1965 et 2001, Nantes a remporté huit championnats de France, mais l’écart entre ce passé et le présent s’est encore creusé cette saison. Le meilleur buteur du club, , n’a inscrit que six buts, le premier arrivant le 24 octobre lors de la victoire 2-1 sur le , promu. Même ce rare point lumineux n’a pas lancé une dynamique durable.

Les failles se sont accumulées à tous les étages. Nantes a touché 15 fois les montants au cours de la saison, a subi plusieurs décisions arbitrales jugées défavorables par le club, et a vu une recrue d’été décevoir au point d’obliger le groupe à être remanié en hiver. Mostafa Mohamed pensait encore pouvoir jouer en Europe à la fin du mois de septembre, mais la réalité sportive a rapidement pris le dessus.

Le poids économique du bilan rend l’échec encore plus dur à défendre. a vendu des joueurs pour 40 millions d’euros, dont Nathan Zézé pour 20 millions, tout en évoluant avec une masse salariale plafonnée à 50 000 euros par mois. Dans ce contexte, Castro avait résumé l’état d’esprit du club avec une formule parlante sur les moyens du bord, expliquant qu’il irait avec une bicyclette si c’était la seule option, après avoir précisé qu’il n’avait jamais demandé de Ferrari pour venir travailler à Nantes.

Le problème, pour Nantes, est que même la sobriété n’a pas suffi. Le club a perdu 1-2 à Lens le 6 décembre, puis a fini par s’effondrer au même endroit vendredi dans un scénario devenu inévitable au fil des mois. La question n’est plus de savoir si la relégation était probable: elle l’est devenue dès l’automne, puis certaine quand les résultats, les choix de banc et la fragilité offensive ont cessé de laisser la moindre marge.

Dimanche contre Toulouse, Nantes jouera déjà pour préparer la suite. La vraie interrogation porte désormais sur la reconstruction d’un club qui sort de la Ligue 1 avec un budget contraint, un effectif à rebâtir et une histoire suffisamment lourde pour rendre cette descente encore plus difficile à avaler.

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