Javier Bardem est arrivé en taxi samedi 16 mai 2026 pour la première de El Ser Querido au Festival de Cannes, avant de s’arrêter pour saluer des fans et prendre des selfies. Sur le tapis rouge, l’acteur espagnol a rejoint le film de Rodrigo Sorogoyen avec une allure qui a une nouvelle fois confirmé son statut de “plus beau Hidalgo d’Hollywood”, avant de gagner la salle après quelques pas de danse avec ses partenaires.
Avant son arrivée, Judith Godrèche et Annie Ernaux avaient déjà donné le ton en traversant le tapis rouge main dans la main. Godrèche était accompagnée de sa fille, Tess Barthélémy, tandis qu’Ernaux était présente à Cannes pour l’adaptation de Mémoire de Fille. La scène a placé d’emblée la soirée sous le signe des complicités féminines, bien avant que Bardem ne fasse son entrée.
La projection, organisée à l’occasion de la 77e édition du festival, inscrivait El Ser Querido en compétition pour la Palme d’or. Le film réunit Javier Bardem dans le rôle d’Esteban Martínez, Victoria Luengo dans celui de sa fille et Marina Foïs au sein de la distribution. Ernest Urtasun, ministre espagnol de la Culture, avait également pris place dans la salle pour cette première qui comptait parmi les rendez-vous espagnols les plus visibles de la journée.
Cette montée des marches avait aussi une portée particulière pour Godrèche, revenue à Cannes en 2026 après avoir présenté en mai 2024 son court métrage Moi aussi lors de la 77e édition. Et si Penélope Cruz était bien présente sur la Croisette cette année-là pour un autre film, La Bola Negra, elle devait monter sur le tapis rouge le 21 mai 2026, plus tard dans le déroulé de cette 79e édition. La soirée de samedi a donc surtout été celle de Bardem, de Godrèche et d’Ernaux, trois présences qui ont donné à cette première un poids rare au milieu de la compétition.
Au fond, El Ser Querido raconte déjà ce que Cannes a montré sur son tapis rouge: une réunion chargée d’histoire et de distance, celle d’un père célèbre et de sa fille après treize ans sans se voir. La mise en scène de Sorogoyen, portée par Bardem, Luengo et Foïs, arrive au moment où le festival cherche encore ses grands repères de la semaine. Cette première en livre un sans ambiguïté: la Croisette a tenu son premier grand rendez-vous de cinéma espagnol, et il a mêlé le prestige, la mémoire et la curiosité du public en une seule soirée.

