Arvid de Kleijn, coéquipier de Julian Alaphilippe chez Tudor, a été agressé le 8 avril alors qu’il s’entraînait. Le coureur néerlandais de 32 ans dit avoir été frappé après une altercation avec un groupe d’environ dix jeunes.
De Kleijn a raconté qu’il avait croisé « un groupe d’une dizaine de jeunes de 15 - 16 ans » et qu’il avait d’abord tenté de leur parler. La situation a basculé lorsqu’il leur a demandé d’arrêter, après qu’ils ont lancé des insultes en référence à la maladie qui a emporté son père. « Quand je leur ai demandé d’arrêter parce que mon père était décédé de cette maladie, la situation a dégénéré », a-t-il expliqué. Selon son récit, « il y en a un qui m’a foncé dessus, qui m’a donné un coup et qui m’a mis KO. Je me suis retrouvé inconscient et avec le nez cassé. » Il a ajouté qu’il avait eu « heureusement que des passants m'ont aidé ».
L’agression est survenue alors que De Kleijn se préparait à reprendre la compétition après une lourde chute survenue plus tôt en 2025. Il n’avait pas encore disputé la moindre course cette saison, et ce retour attendu a été stoppé net par un épisode qui le laisse avec un nez cassé et des souvenirs amers de sa sortie à l’entraînement.
Le coureur a dit trouver « triste de constater qu’il y a de moins en moins de respect chez les jeunes ». Son témoignage met en lumière un contraste brutal: d’un côté, un athlète qui cherchait simplement à préparer son retour, de l’autre une violence née d’une provocation visant la mémoire de son père. Pour De Kleijn, la reprise devra attendre au-delà d’un incident qui a interrompu sa saison avant même qu’elle ne commence.

