Namo Fazil a battu Jake Babian à MVP MMA 1, samedi soir à Los Angeles, en le soumettant avec un étranglement anaconda 58 secondes après le début du deuxième round. Le combat, placé en tête d’affiche des préliminaires, a tourné en faveur du combattant d’origine kurde après un premier round où Babian avait pourtant imposé son rythme avec des frappes puissantes et des séquences tournoyantes.
Le résultat porte Fazil à 10-1 et confirme un profil de finisseur rare: il compte désormais sept victoires avant la limite, dont quatre par KO et trois par soumission. Babian, combattant basé en Californie et présenté aussi comme originaire d’Hawaï dans le compte rendu, arrivait avec cinq victoires d’affilée, toutes par KO, ce qui donnait au duel une vraie valeur d’épreuve pour le gaucher de 9-1 avant la carte.
Le moment clé est venu vite, et il a changé le ton du gala. Babian avait lancé le premier round avec un coup de pied haut et un genou violent, puis il a continué à chercher les ouvertures avec son arsenal de frappes et de techniques tournantes. Mais dès que le combat est revenu au sol, Fazil a trouvé la prise et n’a plus lâché.
Ce succès intervient lors du premier événement de Most Valuable Promotions, organisé à l’Intuit Dome de Los Angeles. La carte était dominée par le main event Rousey vs. Carano sur Netflix, et le duel Fazil-Babian servait d’ouverture de prestige en amont du choc principal. Dans un gala pensé pour attirer l’attention au plus haut niveau, la victoire de Fazil a rappelé que les combats les plus marquants ne viennent pas toujours de la tête d’affiche.
Fazil n’est pas arrivé là par hasard. Il a commencé les arts martiaux à 15 ans au Kurdistan, un parcours qui éclaire la solidité montrée samedi soir quand le combat a basculé dans le grappling. Le communiqué officiel de Most Valuable Promotions a résumé la séquence en soulignant que, connu pour sa frappe, Fazil avait aussi montré son jeu au sol en finissant Babian avec un étranglement anaconda 58 secondes après le début du deuxième round.
La tension du combat venait aussi du contraste entre les deux hommes. Babian arrivait avec une série de cinq victoires consécutives et cinq finales par KO; Fazil répondait avec l’expérience d’un 9-1 et la réputation d’un combattant capable de terminer de plusieurs façons. Au bout du compte, c’est la polyvalence qui a parlé, et le message est clair pour la suite: à 10-1, Fazil n’est plus seulement un nom à surveiller, il devient un test que les autres devront désormais accepter.
Dans une soirée où l’événement principal attirait les regards, le premier signal fort est venu des préliminaires. Fazil a pris un combat qui semblait pouvoir s’emballer debout, puis l’a refermé au sol avec précision. Ce genre de victoire laisse rarement le moindre doute sur le prochain niveau d’opposition.

