Le Montréal Victoire a ouvert la finale de la Walter Cup 2026 à Place Bell, à Laval, devant 5 062 spectateurs, bien loin des foules qui ont porté l’équipe toute la saison. Pour la franchise québécoise, il s’agissait du plus grand match de son histoire après sa première qualification pour la série de championnat.
Le contraste a frappé immédiatement. Cette saison, le Victoire a accueilli en moyenne plus de 9 000 partisans lors de 12 matchs de saison régulière à Place Bell, une enceinte de 10 172 sièges. Les rangées clairsemées du match 1 ont donc pesé plus lourd qu’un simple chiffre: elles ont montré à quel point l’environnement était différent quand l’enjeu passait du calendrier ordinaire à la finale.
Sur trois saisons, Montréal est devenue l’une des plus grandes réussites de la PWHL. La ville a adopté le hockey féminin dès l’annonce de l’équipe inaugurale, et le Victoire a construit un lien solide autour de ses joueuses vedettes, transformant Place Bell en l’un des meilleurs amphithéâtres de la ligue. Cette ferveur avait jusqu’ici soutenu l’équipe presque match après match, peu importe l’adversaire ou la date.
Mais cette fois, l’explication semble moins liée à l’enthousiasme local qu’au contexte. Les conflits d’horaire serrés et la concurrence des séries éliminatoires du Canadien de Montréal dans la LNH sont probablement responsables des sièges vides. Le Victoire n’a pas accueilli son plus grand rendez-vous dans des conditions idéales, et cela rappelle qu’un premier passage en finale ne garantit pas une maison pleine quand les horaires du sport montréalais se marchent dessus.
Ce qui restera de ce match 1, au-delà du chiffre de fréquentation, c’est la preuve que Montréal a déjà une base assez solide pour faire du Victoire une attraction majeure. La question maintenant n’est pas de savoir si la ville aime cette équipe; elle l’a déjà montré. La vraie mesure sera de voir jusqu’où cette fidélité peut tenir quand la plus grande scène de la franchise arrive au mauvais moment du calendrier.

