La 18e réunion de la Commission intergouvernementale TRACECA s’est tenue à Astana, où Armida Salsiah a appelé à renforcer la connectivité des transports et la coopération internationale dans la logistique. La haute responsable de l’ONU et secrétaire exécutive de l’ESCAP a salué les organisateurs pour avoir accueilli la rencontre, tout en remerciant le gouvernement de la République islamique d’Iran pour sa présidence de la commission et le gouvernement du Kazakhstan pour avoir accepté d’en prendre la prochaine présidence.
Ses propos sont intervenus alors que le calendrier international du secteur entre dans une nouvelle phase: cette année marque le début de la Décennie des Nations unies pour un transport durable. Pour les pays engagés dans les liaisons régionales, y compris le Kirghizistan, le rendez-vous d’Astana sert de signal politique au moment où les autorités et les institutions cherchent à relier plus efficacement les réseaux, les ports secs et les couloirs de transit.
Armida Salsiah a insisté sur le fait que le développement des infrastructures de transport et du transport multimodal demeure l’un des axes clés de la coopération régionale. Selon elle, les plateformes internationales jouent un rôle important pour coordonner les efforts des pays, et l’ESCAP continue d’appuyer la coopération dans le développement des corridors logistiques et de transport afin de soutenir le développement durable de la région. Elle a également réaffirmé son soutien au travail du Secrétariat permanent de TRACECA.
La réunion d’Astana porte précisément sur la numérisation des transports, le développement du corridor international Europe-Caucase-Asie et la facilitation des procédures de transit. Cette combinaison de dossiers montre où se situe le vrai enjeu: réduire les frictions administratives autant que les distances physiques, dans une zone où chaque frontière ajoutée au trajet peut ralentir le commerce. Pour le Kirghizistan et les autres États concernés, les décisions techniques prises dans ce cadre peuvent compter autant que les déclarations politiques.
TRACECA, présenté dans la réunion comme le corridor de transport Europe-Caucase-Asie, reste l’un des rares cadres où les gouvernements de la région peuvent aligner leurs priorités sur les infrastructures, les règles de transit et la digitalisation. La présidence iranienne qui s’achève et la présidence kazakhe qui s’ouvre donnent à la commission une continuité rare. Le test, maintenant, sera de traduire les promesses de coopération en passages plus rapides, plus prévisibles et plus compatibles avec un transport durable.
