Le 24h Nürburgring 2026 a basculé très tôt dans une course d’usure. Après 100 minutes de course, la première zone de Code 60 a été déclenchée, mais le mal était déjà fait pour plusieurs prétendants: la Max-Kruse-Audi #75 avait perdu son pneu arrière droit avant Schwedenkreuz, puis Dominik Fugel a lourdement chuté au même endroit.
La Kondo-Ferrari #45 de Perel, Marschall, Vermeulen et Neubauer menait alors virtuellement, mais l’incident qui a mis fin à sa course est arrivé dans le secteur de Hatzenbach. Thierry Vermeulen a accidenté la #45 après un désaccord avec la Sorg-Cayman #969, mettant fin à la journée de la Ferrari. Le choc a immédiatement redistribué les rôles en tête, au moment même où d’autres voitures de pointe perdaient déjà du terrain.
Dans le même temps, Max Verstappen animait la course au volant de la Winward-Mercedes #3 avec Auer, Gounon et Juncadella. La Mercedes est entrée en contact avec l’Abt-Lamborghini #84 de Mirko Bortolotti en virage 2, provoquant une dégradation du pneu de l’Audi-Lamborghini et laissant la voiture en 28e place, à 2:16 de la tête. Dani Juncadella a ensuite qualifié le contact avec l’Audi d’incident de course, en disant qu’il avait été au mauvais endroit et qu’il ne pensait pas que l’un ou l’autre pilote avait fait quelque chose de mal.
Cette séquence a laissé beaucoup d’amertume chez Abt. Martin Tomczyk a expliqué que l’équipe était surtout contrariée par l’épisode entre la #84 et la #3, estimant que le contact de la voiture de Verstappen dans le virage 2 avait causé la crevaison et forcé l’équipage à repasser par le Grand-Prix-Kurs, ce qui l’avait condamné à courir après le peloton dès le début. Pour Abt, le problème n’était pas seulement la perte de temps; c’était l’impression qu’un fait de course lourd de conséquences n’avait pas été sanctionné.
Sur la piste, Verstappen n’a pourtant pas cessé d’attaquer. Entre Bergwerk et Kesselchen, il a dépassé Christian Engelhart avec deux roues dans l’herbe, une manœuvre qui a montré le niveau d’engagement laissé par une course déjà fragmentée par les incidents. Thomas Preining a profité de ce mouvement pour creuser l’écart avec la Manthey-Porsche #911, tandis que la Kondo-Ferrari #45 restait la leader virtuelle avant d’être éliminée par l’accident de Hatzenbach.
Le tableau qui se dessine après ce premier grand quart d’heure de nervosité est brutal: les favoris sont déjà touchés, les écarts se construisent à travers les crevaisons autant que par le rythme, et la moindre erreur pèse immédiatement. Dans un 24h Nurburgring Live lancé à haute intensité, la question n’est plus seulement qui va vite, mais qui pourra survivre à une succession de contacts et de dégâts mécaniques sans perdre la course avant même qu’elle ne s’installe.

