Le drame survenu jeudi matin au Conquet a fait trois morts après une sortie de longe-côte sur la plage des Blancs-Sablons. Le procureur de Brest a annoncé samedi qu’une troisième personne, une femme, est décédée après avoir pratiqué la marche aquatique.
Jeudi matin, un homme et une femme, tous deux membres d’un groupe de personnes âgées de plus de 60 ans, sont morts en pratiquant le longe-côte sur cette plage du Finistère. Deux autres femmes avaient été évacuées en urgence absolue vers des hôpitaux de Brest, tandis qu’un autre homme et deux autres femmes l’étaient en urgence relative. Un homme indemne avait été laissé sur place.
Une enquête a été ouverte aux fins de recherche des causes de la mort et des blessures. Stéphane Kellenberger a expliqué qu’elle visait « aux fins de recherche des causes de la mort et des blessures, pour mieux comprendre les circonstances du phénomène ». Les faits se sont produits dans une mer agitée, avec une eau qui avoisinait les 13°C, alors que les personnes auraient été a priori prises dans un phénomène maritime de houle, accentué par les conditions climatiques.
Le maire du Conquet, Jean-Luc Milin, a indiqué que la plage des Blancs-Sablons est « très prisée des longe-côteurs » et qu’elle « n’est pas dangereuse d’habitude ». Ce jeudi-là, il a décrit « de la houle, des rouleaux assez puissants et resserrés (...) », au moment où le groupe venait du secteur de Brest pour cette activité de marche aquatique, qui consiste à marcher dans la mer ou dans un lac avec une hauteur d’eau généralement à mi-corps, sur des plages à faible dévers.
Ce qui rend l’affaire plus lourde encore, c’est la succession des secours puis du décès annoncé deux jours plus tard: les deux morts de jeudi, les évacuations en urgence absolue et relative, puis la troisième victime décédée hier. Avec trois décès au total, l’enquête doit désormais établir si la houle, la température de l’eau et l’état de la mer ont suffi à emporter un groupe habitué à ce littoral, ou si un autre enchaînement a aggravé la situation.

