Lecture: Armand Duplantis n'est pas là, mais Yanis Meziane lance sa saison à Shanghai

Armand Duplantis n'est pas là, mais Yanis Meziane lance sa saison à Shanghai

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lance sa saison samedi au meeting de la de Shanghai/Keqiao avec une préparation qui n’a rien eu de classique. Le champion de France du 800 m en 2025 a passé le début de l’année dans un stage en entreprise, a mis l’hiver entre parenthèses et n’a couru que des cross pour garder la forme.

« Depuis janvier, j’ai commencé mon stage en entreprise », a expliqué le Français de 24 ans, qui dit avoir dû limiter ses déplacements. « Avec mon engagement, je ne pouvais pas me permettre de partir trop loin, trop longtemps. » Il a ajouté avoir volontairement allégé son hiver pour rester disponible à un moment clé de la saison et pouvoir basculer vers l’été au bon moment.

Ce choix a un coût sportif évident. Meziane a mis de côté la période hivernale, puis n’a retrouvé la piste qu’au début du mois de mai avec un 400 m lors du premier tour des . Il y est passé pour la première fois sous les 47 secondes, en 46''85, un repère qu’il juge important pour la suite. « Le 400 m témoigne que la base de vitesse est là », a-t-il dit, en estimant être « plutôt bien pour la Chine ».

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L’athlète n’a pas caché que 2026 reste pour lui une année de transition, même s’il y voit surtout une fenêtre à saisir. Son stage doit s’achever début octobre. Ensuite, il dit qu’il sera pleinement disponible pour l’athlétisme pendant au moins deux ans, jusqu’aux . En attendant, il veut frapper vite. « Évidemment, je vise une médaille aux Championnats Europe », a-t-il dit en visant Birmingham du 10 au 16 août, avant d’ajouter qu’il devra d’abord se qualifier pour la finale afin d’être en position de monter sur le podium.

Meziane pense aussi au classement mondial, avec en ligne de mire la nouvelle compétition prévue à Budapest en septembre. Il veut y prendre « un maximum de points » pour sécuriser sa place. Sa marge existe, mais elle reste à transformer en résultat. Finaliste des Mondiaux à Budapest en 2023, il n’a pas décroché sa place pour les Jeux de 2024 et n’a pas franchi la barrière des 1'43'' l’an dernier, avec un record personnel porté à 1'43''71. « J’aimerais le faire cette année », a-t-il soufflé.

Le contexte explique aussi pourquoi son printemps a été différent. Meziane a passé deux semaines à Aubagne pendant sa préparation, loin des habitudes de nombreux demi-fondeurs qui s’entraînent d’ordinaire en Afrique du Sud. Cette fois, il a choisi de privilégier ses études dans une école d’ingénieurs. « Là, j’arrive sur la fin du stage, ça va me permettre de me concentrer sur la saison estivale », a-t-il dit. S’il assume une route moins linéaire, le Français avance avec un point d’appui simple: sa vitesse existe, sa base de travail aussi, et samedi doit dire si tout cela tient déjà sur deux tours.

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