Roony Bardghji n’a pas été retenu par Graham Potter pour la prochaine liste de la Suède en vue de la Coupe du monde, après un épisode qui aurait crispé le groupe au lendemain de la qualification contre la Pologne. Le jeune attaquant de Barcelone, qui a disputé 26 matches cette saison avec le club catalan, a vu sa situation basculer alors que l’essentiel semblait acquis pour l’équipe nationale.
Selon plusieurs médias suédois, son absence n’est pas liée à ses performances sur le terrain. Le point de rupture se serait produit après la qualification, quand Bardghji, resté en tribunes et sans la moindre minute contre la Pologne, aurait mal vécu la soirée. Des sources proches de la sélection ont décrit un comportement jugé déplacé pendant les célébrations, au point de laisser une impression durable dans le vestiaire.
Le match contre la Pologne a servi de déclencheur. La Suède a validé son billet, mais Bardghji, lui, n’a pas quitté le banc de façon visible puisqu’il était en réalité dans les tribunes, sans entrer en jeu. D’après ces mêmes retours, il aurait ensuite été isolé pendant les festivités, alors que le reste du groupe partageait un dîner pour marquer la qualification.
La presse suédoise rapporte que les dirigeants de la fédération ont été particulièrement déçus par son attitude lors des célébrations. Aftonbladet va plus loin et évoque un malaise général autour de son comportement. Une source proche de l’équipe a résumé la scène en des termes très durs: « C’était très étrange qu’il soit presque resté assis, de mauvaise humeur, alors que nous nous étions déjà qualifiés pour la Coupe du monde. Ce n’est pas du tout bénéfique. »
Le reproche dépasse le simple coup de sang d’un jeune joueur frustré. Plusieurs joueurs auraient eu le sentiment que Bardghji se plaçait au-dessus du collectif, malgré son âge. Dans un groupe qui venait de décrocher sa qualification, cette impression a compté davantage que le statut du joueur ou son potentiel. Sa saison 2025-26 a d’ailleurs été décrite comme n’étant pas un succès, ce qui n’a pas aidé à calmer les tensions.
Le dossier montre surtout que la sélection suédoise a choisi de trancher sur l’attitude autant que sur le football. L’exclusion de Bardghji pour la prochaine Coupe du monde, prévue du 11 juin au 19 juillet, semble moins relever d’un jugement sportif que d’une rupture de confiance avec un vestiaire qui a célébré la qualification sans lui.

