L’Ouzbékistan prépare sa première Coupe du monde et s’avance vers le Mondial 2026 avec un tirage qui laisse peu de marge. Dans le groupe K, les Ouzbeks devront affronter la Colombie, le Portugal et la République démocratique du Congo, un ensemble que Timur Gurskaya a décrit comme très complexe.
Le consultant a évoqué les chances de l’Ouzbékistan sur sa chaîne YouTube et a résumé l’équation sans détour: marquer un seul but en trois matchs ne serait pas un mauvais résultat, tandis que deux buts seraient déjà considérés comme une très bonne performance. Cette lecture dit tout de la difficulté qui attend la sélection pour son entrée dans le tournoi.
Le calendrier change aussi le sens de cette campagne. À partir de maintenant, chaque match aura la valeur d’un test historique pour un pays qui n’a jamais joué une phase finale de Coupe du monde. L’enjeu n’est pas seulement de participer, mais de voir si une équipe en construction peut tenir dans un groupe où le niveau d’exigence ne laisse guère de place à l’apprentissage sur le tas.
L’Ouzbékistan peut pourtant s’appuyer sur des joueurs comme Eldor Shomurodov et Abdukodir Khusanov, deux noms qui donnent un minimum de repères à l’effectif. Le chantier est désormais entre les mains de Fabio Cannavaro, chargé de préparer cette équipe pour le Mondial. Son passé pèse dans le décor: l’Italien a remporté la Coupe du monde avec l’Italie il y a vingt ans, la même année où il a aussi décroché le Ballon d’Or.
Ce pedigree ne change pas la difficulté du tirage, mais il explique pourquoi l’encadrement espère bâtir quelque chose de solide malgré le contexte. Face à la Colombie, au Portugal et à la République démocratique du Congo, le chemin vers la phase à élimination directe ne sera pas simple. La RDC, notamment, arrive avec une défense expérimentée où figure Chancel Mbemba, un détail qui renforce encore la densité du groupe.
Pour l’Ouzbékistan, la suite tient donc en une idée claire: résister d’abord, exister ensuite. Avec de l’ordre, de la discipline et un plan précis, la sélection peut offrir une opposition sérieuse à des adversaires plus installés au plus haut niveau. Le vrai test commencera quand cette promesse devra se traduire sur le terrain, match après match, dans un groupe K qui ne pardonne presque rien.

