FC Nantes a officiellement été relégué en Ligue 2, et l’avenir de Mostafa Mohamed semble déjà s’écrire loin de la Beaujoire. L’attaquant égyptien de 28 ans, arrivé au club en 2022, est sous contrat pour encore deux ans, mais son nom circule avec insistance parmi les dossiers que le club pourrait ouvrir dès cet été.
Le dossier a pris une dimension particulière parce que Nantes doit désormais réduire sa masse salariale après la descente. Dans ce contexte, Mohamed apparaît comme l’un des derniers actifs vendables du club, alors que sa cote est estimée à environ 4 millions d’euros. Son cas est d’autant plus suivi qu’il a terminé la saison avec seulement 4 buts, un rendement jugé insuffisant au regard de son statut.
Selon L’Équipe, son salaire est évalué à 100 000 euros brut par mois, un niveau devenu lourd pour un club relégué. Waldemar Kita souhaite que l’attaquant parte dès cet été, ce qui place Nantes devant un choix simple sur le papier, mais délicat dans les faits: vendre rapidement ou conserver un joueur encore lié au club jusqu’en 2027.
Le contexte sportif explique cette pression. Nantes entre dans une période de reconstruction après la relégation, et les clubs qui redescendent en deuxième division cherchent souvent à alléger leurs charges avant de penser au terrain. Pour Mohamed, cela change tout, même si son profil reste attractif sur le marché.
Reste une autre ligne de fracture dans le dossier: sa propre volonté. Le journaliste Amir Hesham a indiqué que Mohamed refuse pour l’instant de retourner en Égypte. L’attaquant a aussi décliné une offre jugée très lucrative de Pyramids FC, signe qu’il veut continuer son aventure dans un grand championnat européen. S’il devait un jour rentrer au pays, il donnerait sa préférence à Zamalek, son club formateur.
Cette position ferme réduit les scénarios les plus simples pour les deux parties. Nantes veut alléger ses comptes, Mohamed veut rester dans un championnat du haut niveau, et l’été qui s’ouvre pourrait devenir le moment où leurs intérêts cessent enfin de se croiser.
