Victor Wembanyama a retrouvé San Antonio lundi après-midi avec une consigne simple en tête: rentrer, souffler, puis repartir au combat. Les Spurs sont revenus à leur hôtel après son expulsion du match 4 pour dormir au calme, avant de reprendre la route vers le Game 5, remporté mardi soir 126-97 contre Minnesota pour prendre l’avantage 3-2 dans la série.
Le match a basculé tôt dans une atmosphère électrique. Après un panier de Wembanyama au premier quart-temps, Jaden McDaniels a tenté de lui faire perdre le ballon, puis l’a saisi au poignet. En quelques secondes, Ayo Dosunmu s’est retrouvé face à Wembanyama, et Anthony Edwards est intervenu pour éloigner Dosunmu. Dans les tribunes comme sur le banc, le message était clair: cette série ne se jouait pas seulement au tableau d’affichage.
Wembanyama, lui, a raconté qu’il avait été marqué par ce qu’il avait appris en Game 4, quand Minnesota l’avait expulsé après un coup de coude sanctionné d’une faute flagrante 2 sur Naz Reid. Selon lui, il n’existait alors qu’un autre endroit où aller pour la nuit: le vestiaire. Lundi sur le tarmac, Gregg Popovich est venu à sa rencontre à San Antonio, avant la rencontre, sans que le contenu exact de leur échange ne soit rendu public. Le Français a simplement résumé l’impact du coach en disant: «As always, when he speaks, everybody listens.»
La suite du match a montré que les Spurs avaient retenu la leçon. Wembanyama a été au cœur d’un affrontement où Minnesota a multiplié les contacts, les coups de main, les poussées et la pression de près sur lui. Il a dit avoir eu le sentiment que cette agitation relevait peut-être d’une stratégie de «rage baiting», et a insisté sur le fait que San Antonio devait surtout rester maître de ses nerfs. «I just feel like we need to stay composed as a team», a-t-il dit, tout en répétant pendant le premier quart-temps: «I’ll be here,».
Ce qui frappe dans cette soirée, ce n’est pas seulement le score large, mais la manière dont San Antonio a répondu à un épisode qui avait pu faire dérailler la série deux jours plus tôt. Les Spurs n’ont pas seulement gagné. Ils ont absorbé la tension, contrôlé le rythme et renvoyé Minnesota à ses limites dans un match où chaque possession portait encore la trace du Game 4. À ce stade, la vraie question n’est plus de savoir si les Timberwolves peuvent encore hausser l’intensité. C’est de savoir s’ils peuvent le faire sans laisser Wembanyama, Popovich et San Antonio dicter le reste de la série.

