Lecture: œuf et Alzheimer : une étude américaine relie la consommation au risque

œuf et Alzheimer : une étude américaine relie la consommation au risque

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Le 17 avril, une étude publiée dans a lié la consommation d’œufs à une réduction du risque de maladie d’Alzheimer. Les chercheurs de l’ ont suivi environ 40.000 Américains de plus de 65 ans pendant 15,3 ans et ont trouvé que ceux qui mangeaient des œufs avec une certaine régularité présentaient moins souvent cette maladie neurodégénérative.

Dans le détail, les personnes qui mangeaient des œufs une à trois fois par mois avaient un risque inférieur de 17 % à celles qui n’en consommaient jamais. Le risque diminuait de 20 % chez celles qui en mangeaient deux à quatre fois par semaine, et de 27 % chez celles qui en consommaient au moins cinq fois par semaine. À l’inverse, les participants qui ne mangeaient jamais d’œufs affichaient un risque accru de 22 % de développer la maladie d’Alzheimer.

L’équipe de Loma Linda a basé son travail sur des questionnaires portant sur la consommation d’œufs, sous forme directe et indirecte. Les chercheurs disent que les œufs sont une riche source de nutriments pertinents pour la santé cérébrale, mais leur étude reste observationnelle. Autrement dit, elle montre une association, pas une preuve qu’un œuf de plus à table empêche Alzheimer.

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Ce résultat s’inscrit dans une série de travaux qui pointent dans la même direction. En 2024, une étude de l’ intégrée au a suivi 1.024 personnes de plus de 81 ans pendant près de sept ans et a rapporté un risque réduit de près de 47 % chez celles qui consommaient au moins un œuf par semaine, par rapport à celles qui en mangeaient moins d’une fois par mois. En octobre 2025, une méta-analyse publiée dans The Journal of Nutrition, Health and Aging a elle aussi associé une consommation modérée d’œufs à de meilleures performances cognitives et à une baisse du déclin cognitif ou du risque de démence chez les adultes.

Le point qui retient l’attention aujourd’hui n’est donc pas une preuve définitive, mais la cohérence de ces résultats. Pris ensemble, ils renforcent l’idée qu’un aliment aussi banal que l’œuf pourrait faire partie des habitudes alimentaires associées à une meilleure santé du cerveau, sans pour autant permettre de conclure qu’il en est la cause.

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