Paul Boutilier est mort à l’âge de 63 ans, a annoncé l’Association des anciens de la LNH. L’ancien défenseur, champion de la Coupe Stanley avec les Islanders de New York en 1983, laisse le souvenir d’un arrière offensif fiable qui a traversé cinq équipes de la ligue avant de passer derrière le banc.
Boutilier a d’abord attiré l’attention à Sherbrooke, où il a inscrit 10 buts et 39 points en 72 matchs de saison régulière en 1980-81, puis ajouté trois buts et 10 points en 14 rencontres de séries. Cette production lui a valu d’être choisi au 21e rang du repêchage de la LNH en 1981 par les Islanders, une sélection qui a lancé une carrière de 288 matchs dans la ligue.
Il a fait ses débuts dans la LNH en 1981-82 avant de devenir un joueur à temps plein à New York en 1982-83. Cette saison-là, il a fait partie de la dernière équipe des Islanders à soulever la Coupe Stanley, et son nom a été gravé sur le trophée, un marquage qui a fixé sa place dans l’histoire de la franchise. De 1983-84 à 1985-86, il a ensuite accumulé 16 buts et 80 points en 183 matchs avec les Islanders, avec une fiche de +14, et en 1984-85 il a été le troisième défenseur le plus productif de l’équipe derrière Denis Potvin et Tomas Jonsson.
Sa carrière n’a pourtant jamais vraiment suivi une ligne droite. Boutilier a porté les couleurs des Islanders, des Bruins de Boston, des North Stars du Minnesota, des Rangers de New York et des Jets de Winnipeg, puis a terminé sa carrière nord-américaine avec quatre organisations différentes sur ses trois dernières saisons. Il a conclu sa carrière dans la LNH avec 27 buts, 110 points et une fiche de +1, puis a joué deux saisons avec le SC Bern en Suisse avant de prendre sa retraite après la saison 1990-91.
Le passage du joueur vers l’enseignement du hockey a été tout aussi durable. Boutilier a travaillé pendant plusieurs années comme entraîneur adjoint à l’Université St. Mary’s et à l’Université Dalhousie au Canada, a connu une année comme entraîneur au développement avec les Predators de Nashville, puis a effectué son dernier passage derrière le banc la saison passée avec les Montcon Wildcats et les Remparts de Québec dans la LHJMQ. Sa mort rappelle qu’un membre discret mais constant de cette génération des Islanders s’en va, alors que son nom reste lié au dernier triomphe de la dynastie de Long Island.
