Steven Spielberg revient à la science-fiction avec Disclosure Day, un film mystérieux qui mise presque entièrement sur le seul poids de son nom. Le projet, présenté comme une offre de genre risquée, tourne autour de la confirmation de la vie extraterrestre et s’affiche comme un retour attendu du cinéaste vers un terrain qu’il n’avait pas exploré depuis près d’une décennie.
Le film réunit Emily Blunt, Josh O’Connor, Colin Firth, Colman Domingo, Eve Hewson et Wyatt Russell. Pour l’instant, c’est surtout le cachet Spielberg qui porte la campagne autour de Disclosure Day, plus que des détails sur l’intrigue ou une promesse spectaculaire de studio. Josh O’Connor résume cette ambition d’un trait en disant que le film « répond aux questions de Close Encounters of the Third Kind ».
C’est précisément ce qui donne à Disclosure Day sa portée actuelle. Spielberg n’avait pas travaillé dans la science-fiction depuis près de dix ans, et son retour au genre attire immédiatement l’attention, d’autant plus que le film arrive dans un climat où les récits sur les ovnis ont déjà été remis en circulation. L’administration Trump, selon des informations rapportées, a contribué à nourrir l’intérêt autour du projet en poussant à la publication des dossiers dits « UFO Files ».
Cette combinaison fait de Disclosure Day un pari inhabituel même pour Spielberg: un film encore enveloppé de mystère, vendu sur la réputation d’un réalisateur plus que sur des images ou une promesse de récit clairement exposée. La vraie question n’est donc pas de savoir si le nom Spielberg attirera l’attention. C’est de savoir si ce retour à la science-fiction pourra porter, à lui seul, un film qui s’avance déjà comme l’un des paris les plus délicats de sa filmographie récente.

