La finale de la Coupe Walter s’ouvre jeudi soir à Place Bell, où le Montreal Victoire reçoit l’Ottawa Charge dans le premier match d’une série au meilleur de cinq. La mise au jeu est prévue à 19 h ET, et les deux équipes se retrouvent à nouveau après une saison où Montréal a dominé Ottawa, puis après une série de demi-finales l’an dernier qui n’a laissé aucune marge.
Montréal, tête de série no 1, a terminé la saison régulière avec un avantage de 10-2 au classement des points contre Ottawa, et mène aussi la rivalité 31-14 au total dans les points. Le Victoire a remporté 11 de ses 15 matchs de saison régulière contre la Charge au fil des ans, un dossier qui explique pourquoi il abordera cette finale comme le favori logique à domicile. Ottawa, tête de série no 4, a pourtant déjà prouvé qu’elle pouvait faire dérailler ce scénario: l’an dernier, la Charge a battu Montréal 3-1 dans leur première rencontre de séries, avant que les quatre matchs de la demi-finale ne se jouent tous par un but.
Le premier but avait tout décidé dans cette série. Ottawa a gagné 3-2 dans le match 1, le 8 mai 2025, à Place Bell. Montréal a répliqué en remportant le seul match en prolongation, 3-2 dans le match 2 le 11 mai 2025, une rencontre qui s’est terminée après 135:33 en 4OT, la plus longue de l’histoire de la PWHL. Les deux clubs savent donc que cette finale peut basculer sur un détail, et les chiffres du printemps renforcent cette impression: Ottawa affiche un pourcentage de désavantage numérique de 93,8 % en séries, tandis que Montréal a terminé l’ensemble de la saison, séries comprises, à 91,2 % en infériorité numérique.
Le duel met aussi en vitrine deux gardiennes qui ont porté leur équipe jusqu’ici. Gwyneth Philips, d’Ottawa, affiche 1,62 but alloué en moyenne et un taux d’arrêts de,951 en 4 matchs de séries, alors qu’Ann-Renée Desbiens, de Montréal, présente 1,56 de moyenne et un taux d’arrêts de,940 en 5 matchs. Devant elles, Fanuza Kadirova et Marie-Philip Poulin arrivent à égalité en tête des marqueuses des séries avec cinq points chacune, mais Poulin apporte aussi un poids historique: ses 12 buts gagnants en carrière sont un record de la ligue. Personne n’a encore réussi à marquer trois buts gagnants dans une seule post-saison.
Le calendrier donne déjà à cette finale un cadre clair: les matchs 1 et 2 sont à Montréal, les matchs 3 et 4 à Ottawa, et un match 5, si nécessaire, reviendra à Montréal. C’est la première finale entièrement canadienne de la Coupe Walter, et elle commence là où Montréal a passé la saison à imposer son rythme. Ottawa, elle, arrive avec le souvenir très précis d’une série où chaque but comptait, et où la moindre avance suffisait à faire la différence.

