Sportsnet a retiré une vidéo publiée pour la fête des mères mettant en vedette Nick Suzuki après que des internautes ont signalé des images montrant son épouse et leur nouveau-né. Le clip, diffusé dans le cadre d’un entretien mené par le journaliste Elliotte Friedman sur le fait de devenir père, a aussi été supprimé de YouTube, tandis que les images ont été retirées de l’article sur le site du réseau.
Plusieurs publications et messages sur les réseaux sociaux ont décrit ces images comme générées par intelligence artificielle. D’après les éléments recensés, le segment a ensuite disparu de toutes les plateformes, sans explication publique de Sportsnet sur les raisons qui ont motivé l’utilisation de ces visuels ni sur leur retrait.
L’épisode a pris de l’ampleur parce qu’il touchait à un moment personnel pour le centre du Canadien de Montréal et à une publication liée à la fête des mères, une journée où l’attention se porte précisément sur la famille et les enfants. Selon plusieurs médias, Suzuki et son épouse n’avaient pas partagé publiquement de photos de leur enfant, ce qui a rendu la présence de ces images d’autant plus sensible lorsque des lecteurs ont commencé à les remettre en question.
D’après les informations rapportées, Suzuki et son épouse ont accueilli leur fille, Maya, le 15 avril. Cette date donne un cadre clair à l’entretien publié plus tard, mais elle souligne aussi le contraste entre une naissance tenue loin de l’espace public et des images qui ont fini par circuler largement avant d’être retirées. À ce stade, le point le plus important reste l’absence de réponse publique de Sportsnet sur la façon dont ces visuels ont été choisis et sur la décision de les enlever après coup.
Ce retrait laisse ouverte une question simple et lourde à la fois: comment des images décrites par plusieurs observateurs comme artificielles ont-elles pu se retrouver dans un contenu consacré à un joueur dont la vie familiale n’avait pas été exposée publiquement ? Pour le moment, le réseau a corrigé le tir en silence, et c’est justement ce silence qui maintient l’affaire sous les projecteurs.

