Les Oilers d’Edmonton ont limogé Kris Knoblauch jeudi, après une élimination dès le premier tour des séries et sans nommer de successeur immédiat. L’entraîneur adjoint Mark Stuart a aussi été congédié.
Le départ de Knoblauch met fin à un mandat de trois saisons au cours duquel il a signé une fiche de 135-77-21 en saison régulière et de 31-22 en séries éliminatoires avec Edmonton. Sous ses ordres, les Oilers ont atteint la finale de la Coupe Stanley à chacune de ses deux premières saisons, avant de s’incliner deux fois contre les Panthers.
Le moment choisi n’a rien d’anodin. Edmonton venait de terminer la saison à 41-30-11, au deuxième rang de la division Pacifique, à seulement deux points des Golden Knights, puis a perdu la série de premier tour de la Conférence de l’Ouest en 2026 en six matchs contre les Ducks d’Anaheim. C’était aussi le plus tôt revers des Oilers en séries depuis la défaite subie contre les Jets de Winnipeg au premier tour en 2021.
Stan Bowman a dit que c’était « une décision difficile, sans aucun doute », tout en reconnaissant que l’organisation portait aussi une part de responsabilité dans la situation. Il a ajouté que l’évaluation interne après la saison avait été approfondie et que certains joueurs n’avaient pas livré le niveau attendu. Dans le même temps, Bowman a insisté sur le fait que le problème ne revenait pas seulement à Knoblauch et Stuart.
Le renvoi intervient après des mois où la fenêtre de titre des Oilers a semblé se resserrer plutôt que s’ouvrir. Après l’élimination au premier tour, Connor McDavid et Leon Draisaitl ont dit craindre que cette fenêtre soit en danger de se refermer. McDavid a parlé d’une équipe moyenne avec de grandes attentes et a dit que l’organisation avait reculé, tout en ajoutant que le point de départ restait lui-même et Draisaitl.
Knoblauch, 47 ans, avait pris les rênes d’Edmonton après le renvoi de Jay Woodcroft le 12 novembre 2023. Il avait ensuite guidé le club vers un fait rare dans l’histoire de la LNH: il a été le premier entraîneur depuis plus de 55 ans à mener une équipe à la finale de la Coupe Stanley lors de chacune de ses deux premières saisons, et seulement le sixième dans l’histoire de la ligue à réussir un tel départ. Les Oilers avaient fini sur une série de 46-18-5 après un départ de 3-9-1 sous sa direction.
La suite dépend maintenant de la réponse la plus lourde de conséquences dans le vestiaire d’Edmonton: qui, sans délai, prendra une équipe encore bâtie pour gagner tout de suite? Le club n’a donné aucun nom jeudi, alors que son groupe a joué davantage de matchs de séries que n’importe quelle autre équipe depuis 2022.

