New York envisage de renommer temporairement une intersection de Manhattan en « Thierry Henry Way » à l’approche de la Coupe du monde 2026. L’idée, liée aux événements prévus autour du tournoi, a aussitôt ravivé une vieille blessure chez des Irlandais de New York, qui jugent le geste déplacé.
Le nom de Henry reste en Irlande associé à la main qu’il a utilisée en novembre 2009 lors du match France-Irlande des qualifications pour le Mondial. Dans la foulée, William Gallas avait marqué le but qui avait envoyé la France à la Coupe du monde 2010 et éliminé l’Irlande, un souvenir que beaucoup n’ont jamais effacé.
La presse irlandaise à New York a relayé la contestation avec un titre sans ambiguïté, « Pelé bien sûr, mais Thierry Henry ? », signe que le projet passe mal bien au-delà d’un simple débat d’affichage urbain. L’Irish Echo souligne aussi que, pour quelques secondes à Paris, Henry a « moins contribué au football qu’au basket-ball », une formule moqueuse qui résume à elle seule la colère et l’ironie encore attachées à l’épisode.
Cette résistance n’est pas isolée. L’Irish communauté américano-irlandaise multiplie les critiques contre le projet de nom de rue, tandis que RMC Sport a relayé une autre saillie, « Pourquoi pas la ruelle de la main ? », qui dit la même chose sur le ton de la dérision. Le renvoi à cet ancien geste montre que, seize ans plus tard, l’affaire n’est pas rangée dans les archives du football pour tout le monde.
Pour l’instant, rien n’a été mis en place et l’on ne sait pas si « Thierry Henry Way » verra réellement le jour. Il s’agit en outre d’un renommage temporaire d’espace public à Manhattan, pas d’un changement permanent, mais la prudence n’a pas empêché la polémique de prendre de l’ampleur dès que le nom de Henry a été mis sur la table.

