Coco Gauff a renversé Iva Jovic 5-7, 6-4, 6-4 pour rejoindre les quarts de finale de l’Open d’Italie à Rome, mercredi, après avoir été menée d’un set et d’un break. L’Américaine, huitième tête de série, a eu besoin de plus de deux heures pour écarter la jeune joueuse américaine et s’offrir un rendez-vous avec Mirra Andreeva pour une place en demi-finales.
Le match a basculé à plusieurs reprises. Jovic a mis une pression quasi constante sur le service de Gauff dans la première manche, avant que l’Américaine ne prenne l’avantage d’entrée dans le deuxième set en breakant au premier jeu. Jovic a pourtant répliqué en breakant dans les jeux quatre et huit, puis s’est procuré une balle de match. Gauff l’a sauvée, a signé son troisième break du jeu, puis a forcé une manche décisive sur une nouvelle occasion de break.
Dans le troisième set, personne n’a tenu son engagement sur les cinq premiers jeux, et Gauff a pris trois des breaks de cette séquence pour reprendre le contrôle. Elle a encore breaké au sixième jeu, un avantage suffisant pour garder la main jusqu’au bout. Sur la balle de match, le retour de Jovic est sorti long, et Gauff a pu conclure une victoire laborieuse mais précieuse.
La qualification prolonge la présence de Gauff dans un tournoi où elle avait déjà dû s’employer. Au tour précédent, elle avait battu Solana Sierra 5-7, 6-0, 6-4 en trois sets et en plus de deux heures, dans une reprise qui avait déjà demandé de la patience. L’an dernier, elle avait terminé finaliste à Rome, ce qui donne un relief particulier à cette nouvelle campagne italienne.
Le prochain obstacle est clairement plus lourd. Andreeva a battu Elise Mertens en deux sets secs et arrivera avec l’élan d’une victoire nette. Pour Gauff, le scénario est plus simple à énoncer qu’à exécuter: si elle veut revoir le dernier carré à Rome, elle devra encore trouver des réponses là où Jovic avait déjà fait vaciller son service et son rythme. Un éventuel dernier carré passerait aussi par le duel annoncé avec Sorana Cîrstea, dans un tableau où la marge d’erreur se réduit à chaque échange.

