William Gallas a appelé Chelsea à ne pas se tourner vers Xabi Alonso et à miser plutôt sur Cesc Fàbregas. L’ancien défenseur des Blues a estimé que l’ancien milieu espagnol, encore jeune dans sa carrière d’entraîneur, pourrait mener le club vers le succès avec du temps.
Son intervention tombe alors que Chelsea pointe à la 9e place de Premier League avec 49 points et se prépare à une finale de Coupe d’Angleterre décisive, le 16 mai. Pour Gallas, le débat ne se résume pas au palmarès: il oppose deux trajectoires très différentes, celle d’un technicien confirmé par un titre historique en Bundesliga avec Bayer Leverkusen, et celle d’un entraîneur au début de son parcours, mais déjà capable de marquer son empreinte.
Dans un entretien accordé à BetVictor, Gallas a expliqué qu’Alonso serait « un bon choix » pour Chelsea grâce à son expérience des titres gagnés avec Leverkusen. Il a toutefois dit préférer Fàbregas, qui vient de qualifier Como pour une compétition continentale pour la première fois de l’histoire du club après une victoire 1-0 contre Hellas Verona. Selon lui, ce que Fàbregas a réalisé avec une équipe aussi jeune montre qu’il peut apprendre vite et grandir dans un environnement exigeant.
L’argument de Gallas repose aussi sur une idée simple: le football moderne laisse moins de place aux certitudes immédiates. Il a dit que les entraîneurs ont désormais besoin de temps pour bâtir leur équipe, et que Fàbregas en est capable. L’ancien international français a aussi repris à son compte le rejet du jeu direct par l’Espagnol, qui a dit avoir refusé le football basé sur les longs ballons. À ses yeux, ce choix de jeu colle mieux à une équipe qui veut construire dans la durée.
Le contraste avec Alonso est plus brutal. Gallas a rappelé que son passage à Real Madrid ne s’était pas bien terminé et que sa réputation y avait souffert, après qu’il n’a pas réussi à contrôler un vestiaire rempli de gros ego. Il a néanmoins reconnu que l’Espagnol avait tiré de grandes leçons de cette expérience et qu’il saurait parler à l’équipe avec un style plus ancien tout en s’adaptant à la nouvelle génération.
C’est là que se situe la vraie friction pour Chelsea. Le club étudie des profils capables de reprendre un groupe jeune, mais aussi de gérer des personnalités qui demandent une approche fine. Gallas a dit qu’Alonso saurait sans doute à qui prêter attention, notamment Enzo et Cucurella, mais qu’il devrait adopter une méthode spécifique avec quatre ou cinq joueurs du groupe pour éviter que la situation ne se dégrade.
Le message de l’ancien défenseur ne ferme pas la porte à Alonso. Il trace plutôt une hiérarchie: le meilleur nom sur le papier n’est pas forcément le meilleur pari pour un club encore en reconstruction. Pour Chelsea, le choix qui vient dira moins qui impressionne le plus aujourd’hui que qui peut survivre à la pression de demain.

