Swatch et Audemars Piguet ont levé le voile mardi 12 mai 2026 sur la Royal Pop, une montre de poche inspirée de la Royal Oak et proposée entre 385 € et 400 € selon la version. La collection, fabriquée en biocéramique et déclinée en huit couleurs, sera mise en vente à partir de samedi 16 mai dans une sélection de boutiques Swatch à travers le monde, dont celle de Marseille.
Le lancement tranche avec ce que beaucoup d’amateurs de montres attendaient. Avant la révélation, les passionnés imaginaient souvent une version accessible au poignet de la Royal Oak, dans la continuité de collaborations précédentes de Swatch avec Omega ou Blancpain. Des rendus générés par intelligence artificielle avaient aussi alimenté cette attente, avec un design sportif proche de la montre de luxe. Le produit réel a pris une autre direction: une montre de poche, d’inspiration gousset, avec un cordon interchangeable décliné en trois tailles.
Ce choix a immédiatement changé la discussion autour du projet. Sur les réseaux, la surprise a viré pour beaucoup à la moquerie, puis à la contestation, précisément parce que le résultat s’éloigne de l’objet que le public s’était construit à partir des rumeurs. La Royal Pop ne cherche pas à copier la Royal Oak au format bracelet; elle reprend son imaginaire dans un format qui rappelle davantage les montres de poche que les lancements habituellement associés à Swatch.
La réaction la plus remarquée est venue d’Ilaria Resta, qui a défendu la collaboration sur LinkedIn le 13 mai 2026. La dirigeante a écrit que les opinions sur ce projet sont, bien sûr, partagées, puis a ajouté que c’est précisément là que la pertinence renaît, lorsque l’horlogerie suscite discussion, curiosité, désir, voire désaccord. Le message prend un relief particulier au vu de l’ampleur de l’écho en ligne: la publication a déjà suscité 225 000 mentions J’aime, 464 000 repartages et 16 000 commentaires.
Le contraste entre le produit annoncé et les attentes du public résume le pari de Swatch et d’Audemars Piguet. La Royal Pop ne vise pas à satisfaire ceux qui voulaient une Royal Oak plus accessible au poignet; elle assume un objet déroutant, vendu en quantités liées aux boutiques sélectionnées et porté par une esthétique qui divise. La vraie question, désormais, n’est pas de savoir si cette montre ressemble à ce que les collectionneurs espéraient. C’est de voir si le bruit qu’elle a déjà déclenché se transforme en ventes dès son arrivée en magasin samedi.

