Lecture: Refus D'obtempérer à Compiègne: un jeune automobiliste raconte sa chute

Refus D'obtempérer à Compiègne: un jeune automobiliste raconte sa chute

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Le tribunal de Compiègne a jugé mardi 5 mai , 22 ans, sans avocat, dans deux dossiers distincts liés à la route: un refus d'obtempérer et conduite sans permis datant du 27 février 2022, puis une conduite après usage de stupéfiants relevée le 30 août 2025. Face aux magistrats, ce résident de Seine-et-Marne a contesté avoir pris le volant dans le premier dossier et a décrit, pour le second, une période où tout a fini par s’enchaîner contre lui.

Les premiers faits remontent au 27 février 2022. Selon le dossier, Lesage aurait refusé un contrôle routier avenue de Huy, pris la fuite, puis été poursuivi sur la D1131 en direction de Mercières et Noyon, avant que les policiers ne retrouvent sa plaque d’immatriculation. À l’audience, il a nié avoir conduit ce jour-là. « J'étais jeune, 18 ou 19 ans. Je n'avais pas le permis de conduire. Je louais ma voiture pour avoir un peu d'argent, 30 à 50 euros la soirée », a-t-il expliqué.

Le second dossier a été ouvert après un contrôle le 30 août 2025, alors qu’il se trouvait au volant d’une Ford. Le test salivaire s’est révélé positif au cannabis. Devant la cour, Lesage a reconnu avoir fumé deux jours plus tôt, tout en disant qu’il ignorait que des traces seraient encore détectables. « J'avais fumé deux jours plus tôt. Je ne savais pas qu'il y aurait encore des traces. Je… », a-t-il commencé, avant de s’interrompre. Plus tard, il a encore tenté d’expliquer son état d’esprit au moment du contrôle. « Vous savez, j’avais ma petite sœur avec moi. J’allais faire des courses. Pour moi, je n’étais plus sous cannabis », a-t-il dit.

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Cette affaire a pris une autre dimension quand Lesage a raconté ce qu’il vit depuis plusieurs mois. Il a dit avoir perdu son emploi et suivre depuis trois mois un accompagnement au . Il a ajouté qu’il était sobre depuis 45 jours et qu’il avait repris le sport. « Ça me fait du bien. Et depuis 45 jours, je suis sobre et je fais du sport. C’est bon, le sport », a-t-il déclaré. Puis, avec une franchise plus sèche, il a résumé le déclic qui l’a amené à changer. « Oui. J’ai eu un déclic, j’en ai eu marre. Fumer apporte trop de problèmes. » Il a aussi indiqué que son employeur le soutenait et avait écrit une lettre en sa faveur.

Le dossier met en regard un passé de conduite illégale et une situation plus récente de sortie difficile de la consommation. D’un côté, la procédure de 2022 repose sur une fuite, une absence de permis et la trace laissée par la plaque du véhicule. De l’autre, celle de 2025 s’appuie sur un dépistage positif et sur la notion de récidive légale liée aux stupéfiants. Le président a conduit les débats, tandis que la procureure a porté l’accusation. Au fil de l’audience, Lesage a même demandé, au moment de remettre un document, s’il pouvait s’approcher pour le donner.

Ce que l’audience a surtout montré, c’est qu’un même conducteur peut se retrouver face à la justice pour deux trajectoires très différentes, mais toutes deux ancrées dans le risque routier. Reste désormais à savoir comment le tribunal de Compiègne appréciera, dans sa décision, la part de responsabilité pénale et la tentative de reprise en main racontée par le prévenu lui-même.

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