Lecture: Triporteur : le coroner conclut à une défaillance probable de la batterie

Triporteur : le coroner conclut à une défaillance probable de la batterie

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Le coroner Me a conclu qu’une défaillance probable du système de batterie au lithium-ion avait déclenché l’incendie du triporteur qui a tué . Le drame remonte au 23 août 2025, vers 19 h, derrière sa résidence, où les flammes ont soudainement jailli sous son siège.

Le rapport arrive maintenant avec une réponse précise à la question qui restait entière depuis ce soir-là: qu’est-ce qui a mis le feu au triporteur? Pour les lecteurs qui suivent ce dossier aujourd’hui, la portée dépasse le seul cas de Joyal. La conclusion pointe les risques liés aux batteries au lithium-ion utilisées dans des triporteurs, mais aussi dans des quadriporteurs, des bicyclettes et des trottinettes électriques.

Joyal, 64 ans, se trouvait sur son triporteur électrique au moment où l’incendie a commencé. Selon le rapport, elle tentait de se déplacer lorsque les flammes sont parties de la zone située sous son siège. La séquence des événements montre à quel point le feu a évolué vite: un voisin est venu l’aider pendant qu’un appel au 911 était lancé, et lorsque les pompiers sont arrivés, l’incendie avait déjà gagné le balcon arrière de la résidence.

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Les secours l’ont transportée à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur, puis à l’unité spécialisée des grands brûlés du Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Les médecins ont estimé que plus de 60 % de son corps présentait des brûlures profondes au deuxième degré. Elle est morte le 27 août 2025.

Le point délicat du dossier tient à ce que l’enquête écarte toute intervention criminelle et toute cause externe, sans pour autant nommer le déclencheur exact. Les experts ont constaté que plusieurs batteries avaient subi des dommages importants et que la chaleur avait été assez intense pour faire fondre certaines pièces métalliques du véhicule. L’hypothèse retenue est celle d’un emballement thermique, mais le défaut précis, ou une éventuelle modification du système de batterie, n’est pas identifié.

C’est là que le rapport laisse la question la plus importante sans réponse complète. Il ferme la porte aux scénarios d’attaque ou d’origine extérieure, mais pas à l’interrogation technique sur la sécurité réelle de ces batteries quand elles équipent des appareils de mobilité électrique. Dans ce dossier, le coroner a tranché sur la cause probable de l’incendie; il n’a pas encore établi pourquoi cette batterie-là a cédé.

France Joyal vivait à Saint-Lin–Laurentides et était connue et appréciée par plusieurs personnes de la région de Drummondville, où elle avait déjà habité. La communauté y avait aussi soutenu sa sœur, qui y demeure toujours. Pour sa famille, le rapport apporte un début d’explication; pour les utilisateurs de triporteurs, il rappelle qu’un feu parti sous un siège peut devenir fatal en quelques minutes.

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