Lecture: Survivor : un an après le crash d’Air India AI171, les familles attendent

Survivor : un an après le crash d’Air India AI171, les familles attendent

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Un an jour pour jour après le crash du vol AI171, les familles de victimes disent toujours attendre des réponses qu’on ne leur a pas encore données. Le Boeing 787 Dreamliner a décollé d’Ahmedabad le 12 juin dernier avant de s’écraser peu après sur un collège médical, tuant 241 personnes à bord et 19 autres au sol.

C’est cette date anniversaire qui ramène aujourd’hui les proches au centre de l’histoire, parce que l’enquête n’a pas encore livré ses conclusions finales. Le choc a laissé 67 blessés graves derrière lui, et pour les familles, l’attente n’a rien d’abstrait: elle se compte en démarches, en appels sans réponse et en mois perdus depuis la disparition de leurs proches.

parle encore de sa mère, , comme de celle qui tenait la famille ensemble. Elle revenait au Royaume-Uni après avoir rendu visite à sa famille en Inde quand elle a embarqué sur ce vol. Il a raconté qu’elle avait son habitude de l’appeler une fois installée, avant de lui dire qu’elle était bien à bord. « C’était ma dernière conversation avec elle », a-t-il dit. « Nous avons littéralement perdu le cœur de la famille. »

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Pour lui, le deuil est resté lié à un instant banal devenu insupportable: après son retour d’Inde, il a vu sa fille traverser sa chambre en cherchant sa grand-mère. « She was my rock », a-t-il dit, rappelant à quel point la vie de la famille s’est désorganisée en une seule journée. Ce type de détail explique pourquoi le chiffre des morts ne suffit pas; derrière chaque nom, il y a une maison qui continue de vivre avec l’absence.

Mais l’attente des proches ne se limite pas à l’enquête. , qui représente environ 135 familles touchées, dit qu’elles ont rencontré des roadblocks de la part d’Air India lorsqu’elles ont essayé d’obtenir des informations sur le crash. Il ajoute qu’elles sont « still being victimised, even one year after the crash », une formule qui résume la colère de familles qui disent chercher des réponses tout en ayant le sentiment d’être repoussées à chaque étape.

vit la même année autrement: son mari, , est mort dans le crash alors qu’il rentrait en Grande-Bretagne, et leur fils de 11 ans continue de lui demander de parler à son père. Elle a dit avoir dû lui mentir quand il répétait: « I just want to talk to my dad. » Aujourd’hui, il pleure pour des choses minuscules, dit-elle, et elle ne parvient pas à l’inscrire à des activités parce qu’elles coûtent trop cher. Parihar dit chercher avant tout un soutien concret pour reconstruire sa vie de mère célibataire, avec du travail, un permis ou un parrainage, ainsi qu’une aide pour l’école, la garde et les activités de son fils.

Elle dit aussi avoir trouvé très peu de soutien de la part des gouvernements indien et britannique, d’Air India et du groupe Tata, au moment même où les autorités tentaient encore d’identifier des victimes par tests ADN quand elle s’est rendue en Inde avec son fils. Un an après le crash, la grande question n’est donc plus seulement ce qui s’est passé au décollage d’Ahmedabad, mais quand les familles recevront enfin des conclusions qui leur permettent d’avancer.

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