Un homme de 27 ans a été arrêté en fin de matinée mercredi à Saint-Léonard dans le dossier de la décharge d’arme à feu survenue le 9 mai dans une boîte de nuit du boulevard Saint-Laurent, à Montréal. L’arrestation marque un tournant attendu dans une affaire qui a laissé deux jeunes femmes blessées et, pour l’une d’elles, une phrase simple pour dire le poids du moment: Ashley Richmond parle d’« un sentiment de soulagement ».
C’est cette arrestation, survenue exactement un mois après les coups de feu, qui relance maintenant l’intérêt autour de l’enquête menée dans ce secteur du Plateau-Mont-Royal, près de la rue Milton. Pour Richmond, la nouvelle change enfin quelque chose après « exactement un mois d’incertitude, de douleur et d’émotions »; elle dit que cela lui permet d’avancer un peu plus dans son processus de guérison et espère que la justice pourra suivre son cours.
Les deux femmes blessées avaient 19 et 25 ans. Elles n’étaient aucunement impliquées dans le conflit qui a éclaté à l’intérieur du club ce soir-là, même si la bagarre semble avoir visé quelqu’un d’autre parmi les personnes présentes. Dans la confusion, un projectile a traversé la cuisse de la première victime avant de se loger dans la jambe de la seconde, transformant une dispute interne en blessure pour deux passantes qui n’avaient rien à voir avec le différend.
Ce détail pèse lourd dans le dossier, parce qu’il distingue une arrestation liée à une fusillade de club d’une simple querelle réglée entre personnes concernées. Un membre d’un gang de rue du nord-est de Montréal se trouvait d’ailleurs dans l’établissement cette nuit-là et aurait pu être la personne visée, selon les éléments rapportés, ce qui laisse en suspens la question de savoir qui était réellement au centre du conflit.
Le service de police de la ville de montréal n’a pas précisé mercredi si des accusations avaient été déposées contre le suspect ni quelle serait la prochaine étape judiciaire. Pour l’instant, l’essentiel est ailleurs: un homme a été arrêté, et pour les victimes, cette avancée apporte un premier soulagement sans effacer la violence du 9 mai.
