Lecture: Chef Du Parti: le PQ veut retirer le Québec du TGV Québec-Toronto

Chef Du Parti: le PQ veut retirer le Québec du TGV Québec-Toronto

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a dit mardi que le retirerait le Québec du projet de train à grande vitesse entre Québec et Toronto s’il forme le prochain gouvernement. Le chef du PQ a présenté cette décision comme un rejet d’un projet dont l’objectif premier, selon lui, est de répondre à un désir de nation building et de renforcement de l’unité canadienne.

Le moment compte parce que cette prise de position tombe alors que le dossier du TGV, piloté par le consortium , reste l’un des plus lourds chantiers de transport sur la table à Ottawa et à Québec. L’estimation du projet se situe entre 60 et 90 milliards de dollars, et le chiffre de 90 milliards est déjà celui qui circule dans le débat public au moment où le PQ cherche à en faire un enjeu électoral.

M. St-Pierre Plamondon a aussi lié son opposition à une question de priorités. Il a soutenu que le vrai problème du transport collectif n’était pas la capacité des Québécois à se rendre efficacement à Toronto, mais plutôt l’incapacité à se déplacer correctement à l’intérieur de leur propre ville, où l’offre demeure insuffisante. Il a ajouté que les sommes en cause permettraient plutôt de rénover presque toute l’infrastructure vétuste du Québec, des écoles aux hôpitaux en passant par les routes et le transport collectif.

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Le débat sur la facture, lui, s’est durci avec une mise en garde venue d’un député péquiste. Dans une entrevue récente à , a dit ne pas voir comment le projet pourrait éviter les dépassements de coûts et a soutenu que l’enveloppe de 60 à 90 milliards ne couvrirait que la construction. Selon lui, il faudrait aussi compter les coûts d’exploitation, ce qui pourrait porter la facture à près de 200 milliards de dollars, dont 110 milliards en fonds publics.

La friction politique s’est installée autour d’un point précis: Québec paierait-il vraiment, ou non, pour le projet? a affirmé mardi que le Québec ne met pas d’argent dans Alto et que le projet est fondamentalement fédéral. M. St-Pierre Plamondon, lui, a dit que la part du Québec approcherait 40 milliards de dollars et qu’un gouvernement péquiste demanderait à Ottawa de remettre cette somme en retirant la province du dossier. a renchéri en disant qu’il serait difficile de lancer un TGV sans Québec et qu’il n’y a pas de projet Alto sans la province.

La suite dépend maintenant d’Ottawa. Le gouvernement fédéral dit vouloir aller de l’avant, mais il devra expliquer comment il le ferait si Québec se retirait du projet avant même le premier coup de pelle. Pour l’instant, le chef du parti a surtout réussi à transformer un chantier ferroviaire en test immédiat de crédibilité financière et de rapport de force entre les deux ordres de gouvernement.

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