Lecture: Baby Boomers : des millions arrivent à 65 ans sans économies suffisantes

Baby Boomers : des millions arrivent à 65 ans sans économies suffisantes

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Des millions de baby boomers entrent dans l’âge de la retraite avec trop peu d’épargne pour conserver leur niveau de vie. Entre 2024 et 2030, environ 30 millions de boomers dits « de pointe » vont avoir 65 ans, et près des deux tiers d’entre eux ne seront pas financièrement prêts à vivre comme avant.

Ce n’est pas une inquiétude abstraite. Pour beaucoup, la question est de savoir s’ils peuvent réellement arrêter de travailler aujourd’hui, ou s’ils devront prolonger leur carrière pour ne pas épuiser ce qu’il leur reste. Les calculs sont sévères: plus de la moitié de ces futurs retraités ont 250 000 dollars ou moins en épargne retraite, et seuls environ 40 % des travailleurs au début de la soixantaine sont sur la bonne trajectoire pour maintenir leur niveau de vie une fois à la retraite.

Le problème se voit aussi dans les chiffres plus larges. Près de la moitié des boomers ont moins de 100 000 dollars de côté, et environ un quart n’ont rien du tout. Pour le retraité type, cela se traduit par un manque d’environ 24 % de revenus, soit un trou proche de 9 000 dollars par an. Dans un pays où la retraite dépend de plus en plus de l’épargne privée, ce n’est pas un écart marginal: c’est la différence entre tenir et décrocher.

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C’est aussi ce qui explique pourquoi tant de baby boomers restent dans de grandes maisons qu’ils ne peuvent pas tout à fait quitter et dans des emplois qu’ils ne peuvent pas tout à fait abandonner. La génération qui a profité de études moins chères, de la hausse des prix de l’immobilier et de la généralisation du 401(k) n’avance pas d’un bloc vers une retraite confortable; elle arrive avec des trajectoires très différentes, et pour beaucoup avec des finances fragiles. Un lecteur a résumé ce malaise en rappelant qu’on ne voit pas que des portefeuilles bien garnis: certains boomers disent qu’un seul mauvais diagnostic peut encore tout faire basculer.

La conclusion est brutale: pour une génération immense, la retraite ne ressemble pas à une récompense gagnée, mais à une opération de survie budgétaire. La vraie inconnue n’est plus de savoir si ce malaise existe, mais combien de boomers seront forcés de rester au travail, ou de s’en remettre davantage à la Sécurité sociale et à leurs revenus d’activité, parce qu’ils n’ont pas les économies nécessaires pour partir.

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