À Granby, Maripier Morin et Jean-Philippe Perras n’ont pas simplement agrandi leur demeure: ils ont fait construire, à côté de la maison qu’ils partagent avec leurs deux enfants, une véritable seconde maison pour accueillir les parents de Perras. Le projet, déjà terminé, transforme la propriété familiale en résidence multigénérationnelle, avec un rez-de-chaussée et un sous-sol pensés pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et à ceux de demain.
Ce chantier attire l’attention maintenant parce qu’il est au cœur de Les Morin-Perras sous le même toit, diffusée sur Crave et Canal Vie depuis le début de janvier. Pour ceux qui suivent le couple, cette nouvelle construction donne enfin une forme concrète à une idée évoquée depuis longtemps: vivre plusieurs générations sous un même toit, sans sacrifier l’espace ni le confort de chacun.
Le projet avait pourtant commencé autrement. L’idée de départ était de créer une annexe attenante au garage de la maison principale pour loger Claudette et Léonce, les parents de Jean-Philippe Perras. Mais ce qui devait ressembler à un ajout s’est rapidement imposé comme une maison complète, conçue autour d’un mode de vie familial plus large que prévu.
Maripier Morin l’a dit elle-même sans détour: « J’ai longtemps dit qu’on faisait une rallonge, mais ce n’est pas une rallonge qu’on a faite: c’est une véritable maison ». Et cette évolution a eu un effet direct sur la facture. « Résultat, le budget a triplé… Ça, c’est les joies de la construction ! », a-t-elle ajouté, résumant à sa manière le passage d’une idée pratique à un projet bien plus ambitieux.
Pour que l’ensemble tienne debout, le plan a été confié à Karine Perras, cousine de Jean-Philippe Perras, tandis qu’Adrienne Dansereau et son équipe d’Atelier Dansereau ont signé l’aménagement intérieur. Leur mandat était clair: donner à l’annexe une personnalité propre sans dénaturer le style de la maison existante, conçue dans les années 1950 par l’architecte Paul-O. Trépanier. L’enjeu n’était pas seulement d’ajouter des mètres carrés, mais de faire cohabiter deux univers dans une même propriété.
Le résultat dit beaucoup de ce que la famille a voulu bâtir à Granby: un lieu capable d’abriter les enfants, les grands-parents et la vie quotidienne sans forcer l’un à prendre le pas sur l’autre. La grande question qui demeure n’est plus celle de l’intention, mais du coût exact d’une maison familiale qui, en voulant rester souple pour l’avenir, a fini par tripler de budget.
