Lecture: Pétrole : les stocks américains tombent à leur plus bas niveau depuis 2004

Pétrole : les stocks américains tombent à leur plus bas niveau depuis 2004

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Les stocks totaux américains de pétrole brut et de produits pétroliers ont chuté de 10,6 millions de barils en une semaine pour tomber à 1,57 milliard de barils, leur niveau le plus bas depuis 2004. La baisse, publiée mercredi par l’, a immédiatement soutenu les cours du pétrole américain, en hausse de 2,6% à 96,17 dollars le baril.

C’est le genre de chiffre que les traders lisent avant même le café du matin. Il montre qu’au moment où les marchés cherchent à mesurer l’ampleur du choc géopolitique, le matelas de sécurité américain s’est aminci plus vite qu’attendu. , analyste suivi de près par les opérateurs, a dit qu’un baril à 200 dollars cet été n’était pas à exclure si le détroit d’Ormuz restait fermé aux pétroliers.

Le signal compte d’autant plus que les États-Unis ont vendu davantage de brut à l’étranger pour compenser les pertes d’approvisionnement venues du Moyen-Orient, surtout vers l’Europe et l’Asie. Les exportations ont atteint près de 5,9 millions de barils par jour, un niveau élevé qui a aidé Washington à consolider sa place de grand exportateur depuis le boom du schiste, mais qui a aussi contribué à faire fondre des réserves déjà sous pression. La semaine dernière, les stocks combinés de pétrole brut commercial et gouvernemental ont encore reculé de 16 millions de barils.

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Cette contraction rapide n’est pas apparue par hasard. Depuis la fin février, lorsque la guerre en Iran a commencé, les stocks constitués ont presque disparu, tandis que l’administration de a multiplié les prélèvements dans la réserve stratégique de pétrole pour tenter de contenir la hausse des prix de l’énergie. Le président avait déjà poussé les producteurs à « Drill baby drill » et, pendant sa campagne, à forer « comme des malades »; aujourd’hui, la réalité du marché est moins docile que le slogan.

Le problème pour Washington est qu’il a gagné en puissance d’exportation au moment même où sa marge de manœuvre intérieure se rétrécit. Si les tensions avec Téhéran s’aggravent et que les routes maritimes du Golfe restent fragiles, le marché pourrait rester nerveux bien au-delà de la hausse de mercredi. La vraie question n’est plus de savoir si les stocks sont bas: c’est de savoir combien de temps les États-Unis pourront soutenir ce niveau sans payer plus cher, à la pompe comme sur les marchés.

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